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Léna est le troisième tome de la saga familiale Sœurs. Tsipora, Ylana, Léna, Naomi et Laël se rallient autour de leurs fêlures, de leurs entailles et de leurs stigmates et doguent leurs opposants pour ressouder la cellule familiale bosselée. En creux dans ce nouvel opus, le spectre des parents, Alona et Daniel, et les incursions des hommes qui jalonnent les existences parallèles des sœurs Abergel : Fayid, Matane, Marcello, David, Ariel … Plus présent que dans les deux premiers volets de la saga, le regard masculin barde ce petit écosystème féminin détraqué au sein duquel Léna, la troisième sœur, semble vouloir prendre la mesure de son rôle dans la fratrie. Au bord du gouffre, au bord du naufrage mais aussi pour certains au bord du bonheur, les personnages cessent de s’inventer des existences pour vivre la leur. Une saga cinégénique où le lecteur pourra retrouver les personnages et suivre à leurs côtés le chemin sinueux du Destin.

Écrit par Karine Sayagh-Satragno
auteure indépendante
ISBN-13 : 979-8724223034
ASIN : B0915RM3W6
299 pages
15,81€ en broché
9,99€ en ebook

 

Un troisième tome romanesque qui conjugue humour, judéité et sororité

Connaissez vous la saga Sœurs ?

Chaque tome met en lumière l’une des cinq sœurs d’une famille juive sépharade. Ce troisième volume éclaire les rouages de la personnalité de Léna avec une tendresse émouvante.

Sœurs, tome 3 : Léna ne ménage pas les émotions du lecteur. Vous vouliez le lire paisiblement avant de dormir ? Oubliez cette idée et préparez le paquet de mouchoirs.

Préparez-vous à une immersion passionnante et spirituelle sur la judéité, une manière comme une autre, selon Karine Sayagh-Satragno « de  lutter contre l’antisémitisme » en informant le lecteur, en « l’initiant » et en expliquant la complexité de cette religion. Si le titre donne le ton et indique que des sœurs sont les héroïnes de cette saga, ce nouveau roman est définitivement celui des hommes. Aimants, trahis, forts, faibles, mais surtout, toujours follement aimés. Une saga, une vraie, avec une dimension universelle qui touchera chaque lecteur. Une plume qui s’affirme avec fluidité et humour. Des personnages dont les failles s’exposent en clair-obscur, avec pudeur, sensibilité et subtilité. À lire absolument.

Karine Sayagh-Satragno – Kidimum toulousaine aussi stylée qu’intello – publie son premier roman !

 

Extrait :

« Les filles s’étaient ressoudées l’une à l’autre comme au temps de leur petite enfance lorsqu’elles encerclaient une proie imaginaire pour l’ensorceler et réduire ses forces à néant. Elles étaient intenses, toutes les cinq assises à terre comme des fillettes, éplorées mais ferventes, encadrant Alona de leur indéfectible soutien. Quand l’une se levait et brisait le cercle, c’était pour caresser la joue d’Alona, replacer une mèche de cheveux derrière son oreille, lui murmurer un mot doux. C’était une sorte de conseil de famille muet qui ne décidait plus de rien, un rituel chamanique mutique où les mains liées les unes aux autres formaient un rempart contre l’acceptation de la perte de celui qui les avait faites et aimées, chacune, à la folie. »

© Olivier Veyret / Ollen Foto

Karine Sayagh-Satragno étudie les Lettres, ce qui l’amène naturellement à l’enseignement du français puis à la conception-rédaction. Néanmoins, ses tours et détours la ramènent toujours à sa vocation première : écrire. En 2017, elle publie en autoédition Cette Salope de peau d’âne, un recueil de nouvelles corrosives qui prend le contrepied des contes de fée. Elle signe son premier roman, Sœurs 1 : Tsipora, aux éditions Vents Salés et y explore ses thématiques de prédilection : le féminin, la sororité, la judéité. Le début d’une aventure romanesque sous forme de saga où chaque personnage raconte son histoire. En 2020, elle publie Confinée dans la dentelle chez Yucca Editions et Sœurs 2 : Ylana. En 2021 sort le troisième volume de la saga, Sœurs 3 : Léna.

Rencontre avec Karine Sayagh Satragno, auteure toulousaine « confinée dans la dentelle »

Entretien avec Karine Sayagh-Satragno autour de Sœurs, Tome 3 : Léna

Faut-il encore présenter Karine Sayagh-Satragno ?

Une auteure à la sensibilité à fleur de peau qui n’hésite pas à prendre sa carrière littéraire en main. Elle opte pour l’édition indépendante quand la maison d’édition du premier tome de la saga Sœurs fait faillite. « C’est un vrai choix, explique t-elle, je voulais tenter cette expérience qui m’a permis de tisser des liens réels et émouvants avec les lecteurs. J’aime ce contact direct qui m’évoque le contrat qui lie le chef cuisinier et le client. On sait presque immédiatement si le plat est au goût de celui qui le mange. »

Racontez-nous, quel a été le déclencheur de ce troisième tome de Soeurs

KSS : Les lecteurs ! Il fallait faire vite. Ils me contactaient sur les réseaux sociaux en me demandant la suite. Moi aussi, je n’avais pas envie que l’histoire se termine. Le confinement a favorisé une écriture plus introspective. J’avais plus de temps devant moi. Je me suis astreinte à écrire tous les jours de septembre 2020 à février 2021. Cette écriture confinée était plus centrée sur moi-même, mes émotions, plus mélancolique, les sentiments étaient plus denses et plus profonds. Il y a eu beaucoup de travail de réécriture, notamment après les retours de mes trois bêta-lectrices.

Pourquoi avoir choisi de mettre le personnage de Léna au cœur de l’intrigue de ce troisième tome de Sœurs ?

KSS : Une pure question de droit d’entrée. Par ordre d’ancienneté. Léna est la troisième sœur. Elle est aussi celle par qui passe la reconstruction de la cellule familiale, un personnage adjuvant dans cette tragédie grecque moderne.

Il y a une dimension spirituelle forte dans ce volume, plusieurs religions sont abordées…

KSS : La spiritualité, le mysticisme font  partie intégrante de mon ADN. Je me suis beaucoup documentée sur les religions, c’est un sujet qui me passionne depuis toujours. J’ai lu évidemment l’Ancien et le Nouveau Testament, le Coran et pléthore de textes juifs plus confidentiels, parfois réservés aux hommes. Je ne m’en fais pas pour autant l’exégète, mais je fouille, je décortique, j’y trouve des réponses ou de nouvelles interrogations. Ce sont mes sources d’inspiration et de réflexion.

Un quatrième tome pour la saga Sœurs ?

KSS : Non. Pas pour le moment. Voici plusieurs années que ces Sœurs m’accompagnent et je ressens le besoin de faire une pause. Pour autant je ne les abandonne pas puisque je cherche à adapter la saga en série TV. Une scénariste a d’ailleurs montré beaucoup d’enthousiasme à cette idée.

Où acheter la saga Sœurs ?

KSS : Sur internet, et dans plusieurs boutiques du centre-ville de Toulouse : Les Cigales et Fizzy Créations (rue Boulbonne), L’Institut de Coiffure (rue de Rémusat), Orly (place Wilson), Elysées Parfums (rue du Languedoc), Modi in (rue Alsace), Végétal H20 (rue Nazareth).  Toutes ces boutiques sont tenues par des femmes fortes, des entrepreneuses qui ont aimé la saga Sœurs et me soutiennent. Une belle histoire de sororité

Un prochain roman à venir?

KSS : Tout à fait ! Je travaille actuellement sur une histoire de femme un peu particulière : Lucie, une attachée de presse parisienne confinée en elle-même,  gérontophobe et grossophobe, qui voit son existence bouleversée par une rencontre avec une autre femme…

 

 

Ô Toulouse

Toulouse, c’est…

Tout simplement : La ville où je suis née, la ville dont je suis partie, la ville où je reviens toujours …
Un souvenir: Une lecture-dédicace de  Sœurs  dans la Bibliothèque du Musée des Abattoirs avec mes amies-sœurs et les parrains et marraines de la saga, Jean-Michel Lattes et Irène Finkel.

Un lieu : Le Musée de la Résistance et de la Déportation dont j’ai hâte de parcourir à nouveau les couloirs. J’y fais régulièrement mon Devoir de Mémoire et certains objets, des lettres, des photographies, des plans peuvent m’inspirer dans l’architecture de mes projets livresques.

Une personnalité : Claude Nougaro. Le premier restaurant que j’ai ouvert avec mon mari est sous la grande affiche du chanteur. C’est à mon sens un grand poète !

Une balade : Les berges de la Garonne, celles du Canal aussi, à vélo, à cueillir des myrtilles sauvages et à observer le travail des graffeurs toulousains.

Un restaurant : La Centrale, sur l’île du Ramier

Une gourmandise / un plat : Le Kouglof de chez Pillon

 

En savoir plus sur Sœurs

Quelques moments Radio dans l’émission « Ainsi va la vie » animée par Irène Finkel sur Esprit Occitanie. Ecoutez le podcast en ligne.

 

 

Illustration Kristel Riethmuller

Dédicaces à venir :

Salon « Le terroir à Livres » samedi 11 septembre 2021, à Villefranche de Lauragais

 

 

 

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Chronique et propos recueillis par Eva Kopp