Trois jours d’immersion dans une ambiance médiévale-fantastique pour le festival Echos et Merveilles !

Le pays des merveilles se trouverait-il près de Toulouse ? C’est une certitude à en croire le lancement de la nouvelle édition du festival Echos et Merveilles, du 26 au 28 avril. L’équipe de Toulouscope est allée à la rencontre de Nicolas Chaccour, organisateur du festival et pianiste du groupe Neko Light Orchestra, ainsi que de deux autres groupes (locaux !) à l’affiche du festival : Guilhem Desq et Les Compagnons du Gras Jambon.

.

L’heure approche, d’ici plusieurs semaines les fans de musique folk et celtique, de médiéval et de fantastique vont se retrouver à Bruguières pour le festival Echos Merveilles. Nicolas Chaccour, qui peaufine encore les derniers détails, nous a parlé de ce festival unique en son genre.

Nicolas, avant toute chose, pourrais-tu nous décrire ce qu’est le festival Echos et Merveilles en quelques mots ?

Echos et Merveilles c’est un festival de toutes les cultures de l’imaginaire, avec une tendance médiévale fantastique, de la musique folk, celtique… C’est un festival unique et très varié, avec une super ambiance. Tout est fait pour passer un bon moment et surtout découvrir plein de choses.

On comprend bien que c’est un festival unique en son genre, mais est-ce qu’il faut connaître cet univers pour apprécier le festival, ou bien ça s’adresse vraiment à tout le monde ?

Alors oui, il y a forcément des aficionados des cultures médiévales et fantastiques. Mais on peut juste aimer la musique folk ou celtique, le Seigneur des Anneaux, ou encore la littérature et y trouver son bonheur. Même être simplement curieux suffit à apprécier le festival. Il s’adresse vraiment à tout le monde car on a fait quelque chose qui sort d’un carcan excluant. Certains vont venir suivre des conférences sur les sorcières, des concerts, et d’autres vont juste venir boire une bière. D’ailleurs, on a vraiment voulu démocratiser les cultures de l’imaginaire avec une programmation vraiment plus large pour toucher davantage de cultures. Par exemple, pour le concert de Neko Light Orchestra, on peut croiser des fans d’Harry Potter ou juste des fans de musique.

Echos et Merveilles est ouvert à tous. On tient beaucoup à la notion d’échange et de partage

Il y en a d’autres des festivals comme Echos et Merveilles ? Ça fait combien d’années que ça existe maintenant ?

Si on regarde l’identité même du festival, qui croise l’imaginaire et le médiéval, il n’y en a aucun dans le sud de la France, voire dans la France entière. Y’a deux festivals en Normandie et en Belgique, mais là encore, ce n’est pas tout à faire la même identité. Cette année c’est la deuxième édition. On avait créé en janvier 2016 le « Rock My Geek Festival » à la salle du Bascala, à Bruguières. Ca a fait un véritable carton et du coup c’est comme ça qu’est né Echos et Merveilles.

Un festival naissant donc, le succès est au rendez-vous ?

Oui, le succès est là. L’an dernier ça a bien pris, on a eu 1500 spectateurs sur deux soirs, et ça, sans faire la moindre promotion, car on n’a aucun financement publique et seulement quelques petits partenaires. Donc c’est plutôt une belle réussite, on voit que ça marche bien au bouche-à-oreille. Ce n’est pas tellement des cultures du sud, c’est plus rare et pourtant, y’a du monde qui veut voir ça. Et c’est assez motivant de voir que les gens viennent de partout, et même plus souvent en dehors de la région. Ça rend la chose encore plus passionnante !

Comment tu expliques cet engouement autour du festival ?

Le bouche-à-oreille a très bien marché, mais c’est encore difficile d’expliquer tout cet engouement autour du festival. Soit c’est la programmation qui attire, soit c’est le concept en lui-même. On ne peut que constater qu’il y a une réelle demande de la part du public, ce genre de festival manque vraiment dans la région et dans le pays.

Vous avez prévu des nouveautés pour cette seconde édition ?

Au-delà du fait que cette année il y aura non pas deux jours de festival mais trois. On a vraiment une grosse surprise pour ceux qui étaient-là l’an dernier : on va scinder le festival en deux parties. Il y aura trois soirs de concerts au Bascala et la nouveauté… La création d’un village des légendes dans le parc de 5 hectares face à la salle. Le village sera gratuit et ouvert à tous, accessible le vendredi et le samedi de 10h à 19h. Les gens pourront donc venir la journée et les personnes qui ne connaissent pas le festival pourront le découvrir grâce à ce village. Il y aura plein d’animations, des concerts, des stands, une bibliothèque éphémère, un piano accessible à tous, etc.
Et il y aura encore plein d’autres choses, on s’est vraiment concentrés sur certains détails. Par exemple, dans la taverne du Bascala, on pourra boire un coup et suivre en direct le concert qui est dans la salle d’à côté, on va aussi faire nos propres bancs estampillés « Echos et Merveilles » pour que ça donne encore plus l’idée d’être dans une taverne. On aura aussi un escape game, un concert caché et une animation autour de Kaamelott avec un rocher et une épée… Puis on un très bon partenariat et la salle va être beaucoup mieux équipée en son et lumière. Ça va être super ! On ne va pas s’ennuyer du tout !

Pourquoi avoir choisi la salle du Bascala à Bruguières, qui est un peu éloigné de Toulouse ?

Le choix de la salle s’est imposé quand on a fait notre première soirée médiévale-fantastique 2016. Oui c’est un peu éloigné du centre-ville, mais quand un concept marche les gens viennent quand même. Puis on aime travailler avec l’équipe du Bascala, et même si au départ ça s’est fait un peu par hasard, maintenant j’ai l’impression que l’endroit a été fait pour Echos et Merveilles. Si on n’avait plus cette place, je ne sais même pas si on pourrait continuer, toutes les conditions sont idéales pour le festival.

On a parlé musique, animations… Mais côté restauration, il se passe quoi ? Je suis sûre que ça intéresse aussi nos lecteurs !

Il y aura de quoi se nourrir, c’est sûr ! On fait déjà appel à l’Auberge du Tranchoir, que les Toulousains connaissent sans doute déjà. Un restaurateur qui propose une cuisine aux accents médiévaux. Il y aura aussi un « fast-food » viking, avec des produits typiques de cette culture. On aura aussi du traditionnel et parce qu’on oublie personne, il y aura aussi du vegan ! D’ailleurs, ce restaurant vegan c’était une évidence car le festival a quand même certaines exigences écologiques : on utilise des toilettes sèches, on trie nos déchets, etc.

Pour finir, le petit questionnaire spécial Toulouscope :

  • Ton bar : Le Glou
  • Ton restaurant : Les 4 Z’arts et Meet the Meat
  • Ton lieu favori dans la ville : le lac de la Reynerie
  • Un endroit que tu aimerais partager : la librairie Ombres Blanches

Merci Nicolas pour cette interview ! On souhaite que le festival fasse à nouveau un véritable carton, et plus encore ! Et si tu veux contribuer à ce succès, tu n’as qu’à prendre tes places pour Echos et Merveilles, du 26 au 28 avril.

 


Focus sur…

Guilhem Desq, le virtuose de la vielle à roue

Dans la presse, il est déjà surnommé le « Hendrix de la veille à roue » parce qu’il transcende cet instrument médiéval en dépoussiérant des sons traditionnels pour t’emmener dans une odyssée électrique où le rock rejoint l’électro. Après une année à sillonner les routes internationales, Guilhem Desq revient sur sa terre natale pour présenter son album solo « Visions ». Un concept 100% vielle à roue, un projet artistique qui va bien plus loin que la musique à ne louper sous aucun prétexte, le jeudi 26 avril à 20h30.

Guilhem, on te retrouve pour cette 2e édition du festival Echos et Merveilles. Qu’est-ce qui a motivé ta venue ? Qu’est-ce qui nous attend de nouveau sur scène cette année ?

C’est l’ambiance du festival qui m’a motivé à venir, l’endroit est vraiment extra aussi ! Je fais un aller-retour exprès depuis l’Italie où je suis en tournée à ce moment-là pour participer au festival Echos et Merveilles (c’est pour dire si je suis motivé). Sur scène, je vais présenter mon nouvel album « Visions » qui vient de sortir, avec donc des nouveaux morceaux à la clé, et un nouveau set live tout frais qui n’attend que vous pour s’exprimer !

Les pass 3 jours sont sold-out mais il reste des places pour chaque soirée. Que dirais-tu aux lecteurs de Toulouscope pour les motiver à venir le jeudi soir ?

Et bien tout d’abord si vous n’avez pas encore vu de vielle à roue sur scène c’est une bonne occasion de remédier à ça ! Et dans de sacrées bonnes conditions car la salle du Bascala est vraiment extra.

Après le festival, quelles sont les prochaines dates dont tu attends avec impatience ? Et pour les Toulousains qui veulent te revoir, des dates dans la région sont-elles prévues ?

La date que j’attends avec impatience, c’est celle du 18 Avril au Rex de Toulouse où je fais la release party de mon album, qui sera en réalité une double release puisque mes amis du groupe « I Me Mine » sortent aussi leur nouvel album. Au programme une belle soirée, et quelques morceaux inédits avec eux.

Ensuite il y aura quelques dates dans la région en Juin-Juillet, puis ce sera tournée à l’étranger à partir d’août (USA, Norvège, Espagne, Italie, Inde…), dont le festival Faerieworlds qui est le plus gros festival médiéval fantastique aux USA.

D’autres actus que tu aimerais nous dévoiler ?

Le clip « le château magique » sur le morceau qui ouvre mon nouvel album « Visions », c’est un clip en animation que j’ai moi-même réalisé et qui a décroché plusieurs prix de festivals récemment, donc le « Best Animated Music Video Award » du Underground Music Video Festival. C’est une belle reconnaissance pour moi car cela boucle mon projet « DIY », de la fabrication de ma vielle à roue, jusqu’à la réalisation des clips, en passant par la compo et le live bien sur.

Pour finir, le petit questionnaire spécial ToulouScope :

  • Ton bar préféré à Toulouse ? L’astronef, qui vient juste d’ouvrir, c’est des potes qui le tiennent
  • Ton resto préféré à Toulouse ? Manger Autrement
  • Ton lieu préféré dans Toulouse pour flâner ? Les bords de Garonne
  • Un autre endroit à nous faire partager ? Pour les amateurs de musique (répétition et enregistrement), le Studio du Cerisier

Merci Guilhem pour cette petite entrevue ! On lui souhaite un bon concert et beaucoup de réussite dans ses projets. Pour découvrir son univers, prend ta place pour le festival Echos et Merveilles, le jeud 26 avril. Tu ne seras pas déçu du voyage musical !


Focus sur…

Les Compagnons du Gras Jambon, un son médiéval qui déménage !

Si tu étais présent au festival l’an dernier, tu n’as pas pu passer à côté ! Ces Toulousains font de la musique médiévale contemporaine, ils redonnent un coup de fouet aux chants traditionnels avec une énergie débordante qui contamine le public. Une ambiance festive assurée, le samedi 28 avril à 23h15, puisque les Compagnons du Gras Jambon sont experts dans « lard » de divertir les gens-bons ! Rencontre avec Vik’, nyckelharpiste et chanteur du groupe.

Vik, on retrouve Les Compagnons du Gras Jambon pour cette 2e édition du festival Echos et Merveilles. Qu’est-ce qui a motivé votre venue ? Qu’est-ce qui nous attend de nouveau sur scène cette année ?

Echos et Merveilles est pour nous un rendez-vous incontournable du sud-ouest en matière de festival médiéval/folk/fantastique. C’est pour nous l’occasion de jouer à domicile et de rencontrer le public Toulousain, qui, ironiquement, n’a pas beaucoup l’occasion de nous voir dans la région lors de nos tournées estivales.
Il faut également dire que l’ambiance de ce festival est vraiment chaleureuse, familiale et surtout le public y est juste incroyable. Tout cela nous a donné envie de revenir cette année.

Cette année, des nouveautés attendent le public du côté du répertoire musical du groupe qui s’est enrichi de nouveaux morceaux, car nous préparons actuellement notre 3ème album. Egalement présent sur cette édition du festival, nos amis Belges de toujours, « La Horde ». Qui sait ce qui peut arriver quand nos deux groupes respectifs sont mis en présence sur le même festival.

Je peux d’ores et déjà dire qu’il y aura une très grosse surprise après le concert des Compagnons du Gras Jambon. Il faudra bien rester jusqu’à la fin de la soirée…

Les pass 3 jours sont sold-out mais il reste des places pour chaque soirée. Que dirais-tu aux lecteurs de Toulouscope pour les motiver à venir le samedi, à la soirée des troubadours ?

Tout simplement, que c’est la meilleure soirée médiévale qui n’ait jamais eu lieue sur Toulouse de mémoire d’Homme, d’Elfe, de Troll ou d’Orc. Tous les groupes de cette soirée vont apporter leur originalité, leur expérience et faire de cette soirée quelque chose d’intense et d’inoubliable !

Après le festival, vous entamerez une nouvelle saison médiévale bien remplie à travers la France. Quelles sont les dates dans les environs de Toulouse pour venir vous voir ?

Effectivement, nous avons une saison bien chargée en 2018… Au plus proche de Toulouse, nous animons une journée médiévale à Sorèze le 30 juin. Nous serons pour la deuxième année consécutive à Montcuq les 28 et 29 juillet ainsi qu’a Avignonet-Lauragais, le 7 août pour un concert. Toutes nos dates sont disponibles sur la page Facebook des Compagnons du Gras Jambon.

D’autres actus sur le groupe que tu aimerais nous dévoiler ?

En effet, beaucoup d’actus en ce début d’année ! Nous sommes actuellement en train de tourner notre premier clip qui devrait être diffusé sur la toile entre fin avril et début mai. Egalement du nouveau coté merchandising, en plus des albums et t-shirts déjà disponibles, des patchs, décapsuleurs et stickers feront leur apparition. Notre site est également en train de se faire refaire une beauté, pour devenir plus fonctionnel, plus ludique, j’espère qu’il plaira à notre public. Et pour finir, comme mentionné plus tôt (je n’ai pas réussi à le garder secret), nous enregistrons en fin d’année notre 3ème album studio. Il sera très surement accompagné de nombreuses surprises, mais j’en ai déjà trop dit ! 😉

Pour finir, le petit questionnaire spécial ToulouScope :

  • Ton bar préféré ? Définitivement, Le Barallel !
  • Ton resto préféré ? Il y en a beaucoup… Je ne dois vraiment en choisir qu’un seul ? Au Bon Graillou, Le Tranchoir, Le Solilesse… Bref la liste pourrait prendre des pages et des pages…
  • Ton lieu préféré pour flâner ? Les petites rues calmes du centre-ville et les bords de Garonne
  • Un autre endroit à nous faire partager ? The Hopscotch, un autre bar mais à whisky cette fois

Merci beaucoup Vik’ pour cette interview ! Toute l’équipe souhaite un bon festival et une belle saison médiévale au groupe. Si, comme eux, tu aimes les fêtes païennes avec des gens-bons alors pas de doute, prend ta place pour le festival Echos et Merveilles, le samedi 28 avril.