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Photographe aguerrie, bricoleuse inventive, danseuse talentueuse et couturière impulsive… Esther Joly change de casquette comme d’objectif ! Curieuse de découvrir ce profil multi-facettes, l’équipe Toulouscope est allée à la rencontre de cette toulousaine d’adoption qui ne manque pas d’imagination. Bienvenue dans son univers doux et coloré, teinté de sensibilité et saturé d’humanité.

esther joly photo appareil

Un parcours près de l’art et jamais loin de l’humain

À la fois danseuse, musicienne, peintre, photographe et couturière, insatiable touche-à-tout toujours en ébullition, Esther Joly n’a de cesse de se réinventer par peur de se lasser. Un pied dans la photo et les mains dans la bidouille, l’oreille avide de musique et le cœur de belles rencontres, elle déambule dans la ville rose le nez en l’air et l’œil à l’affut. Qu’importe que son parcours ne soit pas rectiligne, tant qu’elle ne tourne en rond ! Artiste dans l’âme, Esther jongle à la première inspiration de la photo à la couture, de la couture à la peinture.

Avant de faire de la photo un métier, elle se prête à différentes expériences : vendeuse dans une galerie, serveuse dans des restaurants, placeuse au 3T Café-Théâtre… Si l’art et la création n’ont pas toujours été au centre de son activité, pas de doute sur l’omniprésence du contact et du relationnel.

Esther Joly - Toulouscope Marie Lebreton Esther Joly - Toulouscope Marie Lebreton

Une photographe du réel

Mordue de photo depuis 2012, Esther se perfectionne pendant 3 ans à l’école d’art et photographie toulousaine ETPA. Son talent ne passe pas inaperçu puisqu’elle décroche pendant ses études le prix spécial du jury pour une série auto-portrait Pouvoir de danseuse, miroir à la fois de sa passion pour la danse et son attachement pour la ville rose.

© Esther Joly

Portraits de famille, photo de mariage, représentation de femmes, clichés de danseurs-seus, mise en image de la vieillesse… c’est après ses études qu’elle confirme sa sensibilité propre : l’humain. Esther met un point d’honneur à « immortaliser des instants de vie« . Elle se plait à photographier son corps nu, sa grand-mère, des couples amoureux… Loin des diktats du sensationnel et de l’apologie de l’artiste torturé, elle apprivoise petit à petit sa vision de la photographie. Parée d’une approche sincère, authentique, la photographe n’hésite pas à pénétrer la vie de ses modèles et à « se fondre dans le décor » pour être au plus proche du réel.

© Esther Joly

Faisant de son éthique une priorité, Esther s’accorde à soutenir des projets qui lui correspondent. Ainsi, elle collabore à Toulouse avec le 3T café-théâtre et la fromagerie Émilie. Elle prend également l’appareil pour la marque de prêt-à-porter féministe Les Affranchies ainsi que la marque de confiture artisanale Odette. Elle participe également à l’élaboration de books de comédien-nes et danseurs-seuses de la région. Et pourquoi pas combiner photo et dessin ? Esther et l’illustratrice Milkari imaginent une exposition conjointe où photographie et illustration se rencontrent.

Visitez le site www.jolyesther.com pour découvrir son travail.

Esther Joly - Toulouscope Marie Lebreton

Création sur-mesure avant tout

Après une saison estivale à se consacrer à des mariages et des mois passés à voir la vie à travers son objectif, Esther pose l’appareil un peu plus souvent. Pour se changer les idées, l’amoureuse de fait-main et de bidouille se lance dans la création de bijoux. Une hobby qui fait rapidement naitre une marque : Joly Créa. Curieuse et débrouillarde, elle apprend la couture en autodidacte et bientôt de multiples créations viennent rejoindre les bijoux : tissus d’ameublement, sacs à tarte, cotons réutilisables, bandeaux, pochettes, sacoche de voyage, cache-pot, panière…

Colorées, originales, pratiques… ses créations ravissent une communauté grandissante, et pourtant, pas question de faire des pièces à la chaîne ! À l’image de ses clichés, la photographe cultive dans ses créations un goût pour l’unique, le singulier. Si elle se prête avec malice au défi d’une commande sur-mesure, elle refuse sans complexe un projet qui ne lui ressemble pas : « Si le projet est trop contraignant, que je n’ai pas assez de liberté, je ne préfère pas le tenter. Si je me lance, c’est que j’y crois! «  L’inspiration ? Le réel, le quotidien, le concret. Le crédo ? Joindre l’utile au joli. Dans des périodes de création quasi compulsives que la photographe vit comme comme un exutoire, elle dessine, elle coud, elle assemble, … Mais plus qu’un gagne-pain, c’est un violon d’Ingres.

Rendez-vous sur la page Facebook Joly Créa pour découvrir ses créations.

joly créa

Ô Toulouse

Un quartier : les Carmes, pour ses murs de brique si emblématiques de Toulouse
Une spot inspirant : la Garonnette
Pour boire un verre : le Marché noir, pour son côté alternatif.
Pour manger : le restaurant Ô coup dans l’aile
Une place : le Ravellin, pour capter des instants de vie.