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Un article proposé et rédigé par la journaliste et instagrameuse Clémence Dubois – Profil Insta « Si on bouquinait » sur la base d’une interview de l’auteure, Mel Guent.
Toulouscope remercie chaleureusement l’une et l’autre et vous souhaite une belle lecture !

 

**Une rencontre improbable sur les quais du métro à Paris. Lou veut mettre fin à ses jours parce qu’elle n’en peut plus de souffrir, elle ne peut plus vivre avec ce passé et surtout ce secret qui lui pèse sur la conscience. Mais elle est sauvée par Alec. Elle, qui ne fait plus confiance aux hommes va finalement s’ouvrir peu à peu à cet inconnu à qui elle doit sa vie. Deux destins brisés qui, comme une évidence, vont se retrouver à panser les blessures de l’autre.**

 

Ce qu’on en a pensé chez Toulouscope

Un premier roman réussi qui aborde la thématique du viol. Un sujet compliqué et lourd mais traité avec beaucoup de justesse. Tout commence dans le flou, cette incertitude sur le drame, ces suppositions, s’agit-il vraiment d’un viol ou non ? Le suspens est entretenu pendant près de la moitié du livre puis vient le chapitre des aveux : des propos crus, un récit parfois difficile à lire mais qui témoigne de la douleur dont peuvent être victimes certaines femmes. Et puis il y a l’amour, d’abord des deux personnages attirés comme des aimants alors qu’ils s’y refusent depuis de nombreuses années,  mais aussi l’amour de Toulouse qui transparaît dans le roman, lieu où s’est pourtant déroulé le drame. Sans oublier, le choix fait par Mel Guent : celui d’avoir le point de vue des deux personnages, chacun avec leur passé, leurs angoisses et leurs incompréhensions.

 

Rencontre avec Mel Guent

Comment est venue l’idée de faire ce premier roman ?

Ça a été un déclic total. Je me suis retrouvée à Paris dix ans après avoir quitté cette ville et j’ai imaginé Lou sur le quai du métro et un homme qui viendrait la secourir. J’ai commencé à écrire sur mon téléphone et je n’ai plus arrêté d’écrire pendant un mois.

 

L’histoire est très sombre, ce n’est pas évident d’écrire sur des sujets aussi lourds …

J’ai toujours écrit depuis que je suis petite et je n’arrivais jamais au bout des histoires, parce qu’à force de me plonger dans des histoires obscures, ça finissait par déteindre sur ma vie privée. Celle-ci m’a tenu à cœur parce qu’il y a une part de réel autour des personnages et des lieux. J’ai voulu mettre en lumière un sujet tabou, celui des violences sexuelles et à quel point la vie peut basculer après ces violences.  Ce livre m’a aussi permis de prendre du recul sur mon passé et de pouvoir passer à autre chose. J’ai réussi à faire ressortir une partie de mon passé, mettre des mots, l’accepter et en faire le deuil. Et c’est une fierté. Ça a vraiment eu une vertu thérapeutique.

 

Les tatouages semblent très importants dans votre livre…

Oui, j’en suis moi-même recouverte de la tête aux pieds. Rires. Je voulais qu’il y ait des tatouages. J’ai commencé à me faire tatouer quand j’avais 18 ans et ce n’était pas encore la mode comme aujourd’hui. L’interprétation des gens n’a vraiment pas été positive. Ma mère m’a dit un jour « arrête de prendre ton corps pour un journal intime » parce que tout ce qui est gravé a une histoire plus ou moins lourde, plus ou moins positive. Et je trouve qu’aujourd’hui encore le tatouage porte à une interprétation très négative, notamment chez les femmes. Pour moi, le tatouage, c’est une manière d’embellir le corps, de se le réapproprier, ça a été mon cas. J’ai voulu que le lecteur le prenne comme ça. Lou n’arrive plus à s’approprier son corps par rapport à ce qu’elle a vécu et c’est une façon de s’accepter aussi comme ça.

 

Pourquoi un titre en anglais et pourquoi celui-là ?

C’est vrai que le titre a une histoire qui n’est pas très positive d’ailleurs. Quand je vivais  à Paris, j’étais avec un homme et je voulais me faire tatouer cette phrase (Bad Girls need love too) et il m’a interdit de le faire. C’est resté gravé dans ma tête et je ne me le suis pas fait tatouer mais ça colle plutôt bien avec l’histoire.

 

Y aura-t-il un Tome 2 ?

Oui ! J’ai commencé à l’écrire et je suis au seizième chapitre mais je suis actuellement en transition donc j’écris un peu moins. Mais j’ai déjà l’histoire. On ne devrait pas aller au-delà du deuxième tome qui clôturera le récit de l’histoire entre les personnages.

 

 

Mel Guent et Toulouse, une histoire d’amour…

Dans votre livre, il y a cette rencontre à Paris mais on parle aussi beaucoup de Toulouse…

L’histoire parle de Paris où j’ai vécu une année. Mais je suis née ici, à Toulouse, j’ai grandi ici et je voulais que Toulouse soit dans mon livre. C’est une ville extraordinaire. J’aime vraiment ma ville. Dans le roman, Lou fait découvrir la ville de Toulouse à Alec et il découvre ce patrimoine merveilleux que l’on a, que l’on oublie parfois. Je trouve que l’on ne connaît pas assez Toulouse, c’est dommage parce qu’elle mérite d’être connue pour sa beauté, son histoire. Il fallait témoigner de cet amour-là.

 

Pour Mel, Toulouse c’est …

Un endroit préféré ? Les bords de Garonne côté la Grave pas côté Daurade, parce que c’est plus intimiste. Ça permet de se recentrer et d’apprécier vraiment.

Un endroit pour lire ? Le jardin japonais. C’est magnifique avec les couleurs, on a l’impression d’être seul au monde entouré de verdure. On est subjugué par sa propre lecture.

Un endroit pour écrire ? Chez moi parce que quand j’écris, je suis dans une sorte de bulle, je ne dois rien avoir autour de moi pour ne pas être dérangée, pour faire sortir cet univers  qui est au départ dans ma tête.

Chocolatine ou pain au chocolat ? La question ne se pose même pas ça serait une injure envers Toulouse ! Rires.

Un plat ? La réponse facile c’est le cassoulet. Rires. J’aime beaucoup les bonbons à la violette, la liqueur est très chouette aussi.

Un mot ou une expression ? Adishatz pour dire Salut ou à bientôt !

Un coup de cœur ? Les ponts. Quand on les voit tous à la suite la nuit, je trouve ça vraiment magnifique !

 

 

Infos Pratiques sur le roman de Mel Guent, Bad girls need love too

Où le trouver ? à Toulouse, il est en vente chez Gibert Joseph.

Sinon vous pouvez le commander sur Internet et Mel Guent organise quelques jeux concours à l’occasion sur ses réseaux sociaux : Sa page Facebook  //  Son profil Instagram

Bad Girls need love too. Editions du Panthéon – 19,90€

 

 

 

Les rendez-vous d’octobre,
pour grands et petits lecteurs !

 

5 octobre :

8 octobre : Dis moi ce que tu lis, je te dirai qui tu es, club de lecture organisé par la librairie Série B à L’Eurekafé à 20h. Tarif : 6 euros. Infos ici.

11 octobre :

12 octobre : Lecture sous mon tipi. Animation pour les 3/6 ans avec des lectures d’Anne Payan. Au programme comptines, jeux. Tarif : 5 euros à la librairie Les Passantes à l’Union dès 10h30. Infos ici.

15 octobre : Jeu d’écriture « L’article du dictionnaire » à la librairie Au fil des Mots à Blagnac. De 18h30 a 20h. Tarif : 15 euros par personne.

18 octobre : Lire pour écrire : club de lecture avec une visée d’écriture à la librairie Privat à Toulouse de 14h à 16h (sur inscription) tarif : 15 euros. Infos ici

19 octobre : Réunion Tuperbook spéciale Polars du Sud avec l’association Comala Livres ! Un chouette événement proposé par cette association originale et innovante. Infos ici.

22 octobre : Rencontre et dédicace Famille Zéro Déchet à la Librairie L’Ouï-Lire. Infos ici.

16 novembre : Atelier d’écriture « Choco-Mots » chez Criollo pour mêler amour des mots et du chocolat ! Passer un bon moment d’écriture et de partage autour d’une tasse de chocolat et terminer autour d’une dégustation et de la lecture des vers et pensées de ceux qui le souhaitent. Infos ici

 

Pour suivre les aventures littéraires de notre chroniqueuse littéraire, Clémence Dubois, n’hésitez pas à vous abonner à son compte Instagram, Si on bouquinait !