Vengeance, découvertes pharmaceutiques controversées et secrets de famille

Un fleuron de la biotechnologie toulousaine, sur le point de commercialiser du sang artificiel, perd deux membres de son comité de direction, abattus en pleine rue. Le capitaine Firdmann, policier efficace mais peu diplomate, est chargé de l’affaire. On lui impose une jeune lieutenant assez curieuse. L’antipathie entre les deux officiers est aussi soudaine que réciproque. Alors que l’enquête piétine, un message codé semble annoncer une troisième exécution…

Lettres mortes   Lettres mortesLETTRES MORTES

Écrit par Cécile Calland
Éditions Lajouanie

ISBN : 978-2-37047-1666

18,00 €

Suspens efficace et humour redoutable

On l’attendait avec impatience : le second roman de Cécile Calland. Le premier nous avait conquis avec une intrigue construite dans un univers peu commun : celui des faussaires, Lettres mortes nous initie aux rouages et au fonctionnement de l’industrie pharmaceutique.  Le thème vous fait peur ? L’auteure réussit la prouesse à rendre cela captivant (si, si!) notamment grâce aux protagonistes dessinés avec finesse. Le capitaine Firdmann est un personnage attachant, aux joutes verbales savoureuses. Usant de méthodes peu orthodoxes, il est odieux, roublard, misogyne, brillant, rusé… Il roule des mécaniques en (n’) envisageant (que) les jolies et jeunes femmes. Vous allez vous surprendre à éclater de rire à la lecture de ce polar qui confirme le talent de Cécile Calland.  Espérons que le capitaine Firdmann nous convie très rapidement à ses prochaines enquêtes.

 

Lettres mortes

©Pierre-Yves Calland

Au fil des pages, extraits :

« Les premières secondes sont toujours critiques. Selena, à l’instar de celles qui l’ont précédée, mesurera la laideur de mon appartement d’un regard. Mis à part un pied de menthe moribond à la cuisine, aucune plante verte digne de ce nom, aucun tableau, juste une affiche de film punaisée au-dessus du canapé élimé, voilà à quoi se résume mon intérieur. Rien à voir avec l’ambiance attrape-gonzesse des pubs de mobilier design. Disons qu’en cet instant délicat, ma décoration participe à la sélection naturelle de celle qui m’aimera pour qui je suis. »

 

 

« Je vous avais promis de vous rappeler, Capitaine, susurre une voix d’hôtesse de hall de gare.

Je n’ai rien contre un peu de douceur. Celle-ci aurait confiné à la béatitude si elle n’émanait pas d’une cougar en approche, du moins c’est l’idée que je m’en faisais à cet instant. » 

 

EN GARDE À VUE AVEC CÉCILE CALLAND

Cécile Calland

©Pierre-Yves Calland

Une Italo-ch’ti des Hauts-de-France résidant à Toulouse

Comment est né LETTRES MORTES ? 

CC :  Stephen King a dit un jour : “Si vous êtes plombier, écrivez des histoires de plombiers, vous serez crédible”. Ayant travaillé dans l’industrie pharmaceutique durant une vingtaine d’années, j’ai été confrontée au management toxique et aux chausse-trapes en tous genres. J’ai puisé dans cette matière qu’est l’expérience professionnelle… Et j’ai minimisé ! (Elle rit) Pour tout vous avouer, dans Lettres mortes, certains personnages « agrègent » plusieurs anciens collègues. Par exemple, cette phrase du roman : “les commerciaux sont une race à abattre” m’a été adressée un jour par notre responsable des Ressources humaines… J’ai voulu écrire sur le ton de la légèreté, mettre en lumière cette passionnante recherche médicale et également apaiser certaines détestations sous l’angle de l’humour. D’ailleurs, si j’avais un vœu à exhausser, ce serait de savoir mêler l’humour belge et l’absurde. Offrir au lecteur des scènes drôles et surréalistes, comme l’on en découvre parfois à Lille et plus rarement à Toulouse.

 

Comment s’est passée l’écriture de ce deuxième roman ?

CC : Elle a duré environ un an, pour autant je ne me souviens plus de l’avoir écrit tellement l’écriture a été fluide. Je l’ai terminé au début du premier confinement. J’ai pu m’y atteler sans interruption durant un mois. Une fantastique expérience d’écriture en totale immersion ! Je ne fais pas de fiche pour les personnages. Par exemple, pour créer le capitaine Firdmann, j’ai puisé dans mes souvenirs. Il est inspiré d’un ingénieur italien avec lequel j’ai eu l’occasion de travailler. Un physique ordinaire mais au charme indéniable.

 

Et ensuite ? Comment avez-vous réussi à être éditée ?
CC :  Le romancier Yvan Robin, publié aux Editions Lajouanie , m’a transmis les coordonnées de son éditeur. Une semaine après, je recevais une réponse positive, ce qui est extrêmement rapide. Au total, le manuscrit a séduit 7 maisons d’édition. Je suis ravie d’avoir signé avec les Editions Lajouanie qui offrent une très bonne diffusion. Le roman existe également en version numérique. Lettres mortes a fait partie des 7 romans sélectionnés pour le Prix de l’Embouchure. Je profite de l’occasion pour remercier Jean-Charles Lajouanie pour sa confiance. Et si vous ne connaissez pas encore la collection “Roman policier mais pas que…”, je vous invite à y jeter un œil, ne serait-ce que pour découvrir les splendides couvertures de la directrice artistique, Caroline Lainé.

 

Une suite ou une éventuelle série avec le capitaine Firdmann ? Un roman à venir?  
CC : Tout à fait ! J’ai de nouvelles tribulations en tête pour le capitaine Firdmann. Le premier quart du roman est écrit. J’écris sans plan. Les mécanismes s’enclenchent au fil de l’eau. Je découvre en même temps que Firdmann ce qui lui arrive… Le lecteur ne pourra pas deviner qui est l’assassin si moi-même, je ne le connais pas. Comme j’écris avant tout par plaisir, la liberté est indispensable. Je laisse le soin à mon protagoniste de me faire découvrir son voyage. Respecter un plan m’ennuierait et surtout m’empêcherait d’explorer une idée qui jaillirait durant le processus d’écriture et qui serait meilleure.

 

À lire aussi : Le premier roman de Cécile Calland « Pris dans la Toile » : un polar qui met les nerfs à rude épreuve 


Ô Toulouse

Toulouse c’est…

Une émotion : la mission Alpha. J’espère que mon fils n’ira jamais dans l’espace, j’en mourrai d’angoisse.

Un souvenir : chacune de mes randonnées au cœur des Pyrénées ariégeoises.  A deux heures de Toulouse, le citadin renoue avec la beauté des paysages, croise la route des chevaux de Mérens sous l’œil attentif des aigles royaux.

Un lieu : m’assoir dans un œuf du téléphérique toulousain.

Un restaurant :  le Sémiramis, cuisine libanaise savoureuse et ambiance chaleureuse.

Un plat : le baba au rhum. Oui, c’est un dessert.

Un coup de cœur : ce sera un coup de chapeau à nos chercheurs. Le premier vaccin à ARN messager contre le cancer de la sphère ORL est actuellement en test à l’Oncopole.

Une phrase : « Je rêve de ce genre de manifestations sur Paris » a été prononcée par auteur de polar parisien en référence au premier salon du livre de Villefranche de Lauragais du 11 septembre dernier. Au RDV : lecteurs, convivialité et Cassoulet.

Illustration Kristel Riethmuller

Kristel Riethmuller

Dédicaces 

Dimanche 26 septembre : salon du polar de Fleurance

Samedi 16 octobre : librairie Book’N’Stock à Toulouse

Dimanche 17 octobre : livres en fête, Médiathèque de Cadours

Samedi 6 novembre : salon du livre de Corronsac

Dimanche 14 novembre : salon du livre de Castelsarrasin

Dimanche 12 décembre : marché de Noël organisé par la librairie de Sorèze

 

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