Aujourd’hui sur Toulouscope, Roxane rencontre Laurie, fondatrice aux côtés de son acolyte (dans la vie comme au travail) Jones de la friperie en ligne « We found it vintage ». Deux toulousains sympas, curieux, passionnés et acharnés de travail. Amoureux de vêtements chinés, d’art et de mode, ils créent en 2017 un véritable concept-store en ligne, et mettent en vente leurs trouvailles et coups de cœur. Suivez Roxane, à la rencontre d’un duo inspirant, comme on les aime chez Toulouscope !

 

Qui sont les fondateurs de « We found it vintage » ?

« Nous c’est Jones et Laurie ! Pour t’en dire un peu plus : Jones a 29 ans, il aime la photo, la mode et rire fort. Moi, tout le monde m’appelle « Minette » et j’ai 26 ans. J’aime la photo, la mode et les pates ! Mis à part ça, on est en couple depuis bientôt huit ans et nous avons fondé « We found it », ensemble, il y a trois ans. »

 

Qu’est ce que « We found it Vintage » ?

« C’est pour nous un moyen de cultiver notre amour du vêtement en chinant aussi bien des pièces d’exception que des basiques intemporels mais aussi de voyager parmi les styles, les époques et les marques. Aujourd’hui « We found it » est un concept store en ligne. On peut y trouver du mobilier vintage, des objets fait à la maison, des œuvres d’art et de la mode. »

« C’est un concept global d’art de vivre, qui réunit les univers qui nous inspirent, tout en s’inscrivant dans une consommation éco responsable et éthique » 

Comment vous est venue l’idée de ce projet ?

L : « On a crée « We found it » quand on vivait en Angleterre, inspirés par la culture britannique et l’omniprésence du vintage là bas. On assistait à des ventes au kilo, on chinait tout le temps. Alors un jour, on a naturellement eu l’idée de partager nos trouvailles. On est donc rentrés en France et on a crée la société. En décembre 2017, « We found it » a vu le jour. »

Qui fait quoi dans l’équipe ? Avez-vous une journée type ?

L : « C’est assez compliqué à décrire car on a tellement de tâches différentes qu’on les divise à la semaine : réunion à la fraîche le lundi matin et mise en place des plannings avec notre super stagiaire Eliott puis préparation avec amour des colis à envoyer. Le mardi, c’est jour de chasse : la chine de nouveaux vêtements ! Ensuite, on prépare les looks et les set de photo pour le shooting du mercredi. Pour la division des tâches, rien n’est figé, on essaye de faire les choses à tour de rôle, comme ça pas de jaloux. »

« On fait tout nous-même et on touche à toutcréation de contenu, retouches photo, mise en ligne sur le site, allers retour à la laverie, au pressing et chez le retoucheur… »

Comment définiriez vous le style de la friperie en ligne ?

L : « On choisit les pièces au coup de cœur ! On cultive notre savoir en matière de mode entre l’hyper tendance (en suivant les fashion-week) et de la documentation d’archives de marque qu’on adore. Le style de « We found it » ou même le notre est très éclectique. C’est comme un jeu de mélanger les styles et de jouer avec les matières, les couleurs, les imprimés et les volumes. Pour l’homme, on s’inspire du style japonais qui maitrise à la perfection les volumes et les superpositions.

« On aime varier en mélangeant nos diverses inspirations. Ça va du plus basique au plus audacieux. »

Faites-vous de l’Upcycling sur certaines pièces ?

L : « Oui, on chine parfois des pièces qui sont tâchées ou trouées. Soit c’est passé à travers notre vigilance soit on imagine de suite ce qu’on va pouvoir en faire. Les possibilités sont infinies et permettent de donner une seconde chance au vêtement qui aurait été délaissé si on ne l’avait pas retravaillé. »

Que représente l’idée de la seconde main pour toi ?

L : « Un moyen de s’habiller en travaillant sa singularité. Chaque pièce est « unique », a une histoire et contribue à renforcer notre singularité. Le vintage s’adapte et s’adresse à tous, tous les budgets, tous les styles et c’est ce qui fait son charme. On peut s’habiller à petit prix ou acheter des marques d’exception à moindre cout. Et bien sur, c’est un moyen de consommer plus responsable, on réutilise ce qui a déjà été produit et on soutient des indépendants plutôt que de grands groupes.  »

« Ça s’inscrit dans un principe d’économie circulaire, qui selon nous, est une vraie réponse aux problématiques écologiques et aux enjeux climatiques.

 

Le Vintage, c’est la mode responsable du futur ou juste une tendance ?

L : « On constate ces dernières années un grande prise de conscience collective et globale. Les préoccupations écologiques sont de plus en plus ancrées dans notre quotidien et touchent différents domaines. Notre génération et celles après nous sont plus conscientes et ont envie d’acheter responsable. Dans ce sens, notre manière de voir le monde et la façon dont nous devons préserver notre planète est en réelle évolution et notamment dans notre façon de consommer ce qui explique la grande mode du vintage. Beaucoup d’initiatives sont en marche. Seul le temps nous dira si ces modes de consommation évolueront mais le vintage en a encore et beaucoup sous la pédale. »

« On remarque aussi beaucoup de changements dans les modes de fabrication et une réelle prise de conscience au sein de marques de prêt à porter »

 

Quelles les valeurs de « We Found It » ?

L : « La bienveillance, qu’elle soit entre nous mais aussi vis à vis de nos clients. On fait tout pour que tout le monde soit satisfait et se sente toujours bien accueilli chez nous. Le partage, on aime partager. On partage notre passion pour le vêtement et pour le vintage, on partage nos trouvailles mais aussi notre expérience avec nos clients. Sans eux, on ne pourrait pas vivre ce joli rêve. C’est pour cela qu’on essaye d’organiser des événements en physique pour rencontrer nos clients, pour échanger et partager un bon moment. »

Quelle est votre votre tendance préférée du moment ?

L : « On se rend compte que l’on s’intéresse aux tendances parce que ça fait partie de notre travail mais on ne les suit pas complètement pour autant. Du moins pas de façon consciente. Par exemple, la tendance du 90’s/2000 c’est pas quelque chose qui nous correspond alors on va plutôt puiser dans des petits détails d’inspiration et se réapproprier la tendance. On a quand même nos obsessions du moment, pour Jones c’est un beau pantalon à pinces large et une chemise longue et oversize et pour moi, tous les pantalons tailles hautes et évasés des années 70’s. »

 

« Une icone mode » à suivre ?

L : « Pour Jones, c’est Nigel Cabourn, un créateur britannique, passionné de vintage, qui revisite le style workwear et japonisant ou Pharrell Williams, une inspiration depuis son plus jeune âge. Et moi, un mélange de Lou Doillon et Fran Fine dans une Nounou d’enfer. Sinon, on s’inspire plus « d’époques » et de gens que l’on croise dans la rue surtout lors de nos voyages ou sur les réseaux. »

 

Que peut-on vous souhaiter pour la suite ?

L : « L’avenir est encore flou au vu de la situation sanitaire mais on aimerait faire plus d’événements un peu partout en France et surtout à l’étranger comme à New York ou à Copenhague où on a beaucoup de clients. On va aussi faire grandir notre site en y accueillant de nouveaux créateurs, artistes et artisans pour pousser encore plus le concept de partage et de plateforme « art de vivre ». Et bien sur, développer notre marque en parallèle. »

 

Où peut-on vous retrouver ?

L : « Sur Instagram avec le pseudo @wefoundit_vintage pour découvrir nos looks, notre quotidien, nos inspirations et des avant premières. Et bien évidemment, sur notre nouveau site wefoundit-shop.com.

« Si les toulousains veulent essayer avant d’acheter, ils peuvent nous contacter et nous les rencontrerons avec plaisir ! »

 

Friperies à Toulouse : s’habiller stylé et pas cher

Propos recueillis et article proposé par Roxane Thene.