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Festival Echos et Merveilles 2018 : retour sur une édition 100% fantastique qui nous a conquis !

On l’attendait depuis plus d’un an. L’édition 2018 du festival Echos et Merveilles s’est tenue du 26 au 29 avril dernier, au Bascala, à Bruguières. Toulouscope y a passé deux jours, l’occasion pour nous de te faire, comme chaque année, un petit débrief de cet événement qui prend de plus en plus d’ampleur !

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Nous sommes donc le vendredi 27 avril lorsque nous arrivons au Bascala, vers 18h30. Nous avons l’idée de profiter un peu du village médiéval installé dans le parc juste à côté de la salle de spectacle. De nombreuses animations sont proposées aux visiteurs et plus de 100 stands artisanaux en tout genre : bijoux, décoration, costumes, objets ésotériques, cabinet de curiosités… Nous avons pu nous promener tranquillement dans les allées puisque à cette heure-ci, peu de monde était encore présent dans le village. Des stands de restauration rassemblaient encore quelques personnes qui dégustaient leur repas avant le début des concerts. Nous ne savions où donner de la tête entre tous ces stands artisanaux, et d’ailleurs si tu y étais, tu peux retrouver la liste des artisans sur le site du festival.

Mais ce n’est pas tout ! Le parc accueillait également un amphithéâtre où l’on pouvait assister à des concerts, des conférences et des lectures de contes et il y avait aussi le spectacle de la Loubatière d’Occitanie, une troupe médiévale avec des loups qui faisait découvrir aux visiteurs leur campement authentique.

Pour nous, le Village des Légendes est une véritable réussite, non seulement parce qu’il était composé d’artisans dont les produits étaient tous aussi originaux les uns que les autres, et que cela nous a permis de découvrir des créations que nous n’aurions jamais vu autrement, mais aussi parce qu’il proposait des animations inédites et originales pour nous plonger au mieux dans l’univers médiéval. Enfin, le fait que l’entrée du village soit totalement gratuite est un moyen de faire connaître du grand public le monde médiéval, et d’amener toute sorte de personnes, aussi bien les plus jeunes que les plus âgés, les plus connaisseurs que les plus amateurs.

« Nous avons adoré le Village des Légendes. C’est une véritable petite merveille et c’est totalement à l’image du festival. On espère pouvoir s’y balader à nouveau pour la prochaine édition »

L’heure passe vite dans ce village et il est déjà temps d’entrer dans le Bascala pour assister aux premiers concerts. Le programme est plutôt alléchant ce vendredi soir : The Woodies, The Rowan Tree, The Greenaways, Le Neko Light Orchestra et son très attendu « Echos de Poudlard ». Et pour finir, la projection des Seigneurs d’Outre Monde. Pour le moment, nous avons soif et décidons de nous rendre au bar, où, on l’avoue, le cocktail des sorcières nous a fait de l’œil. Et aussi beaucoup d’effet il faut le dire ! Plutôt pour la vue que pour le goût (un peu trop sucré), nous décidons d’en choisir un vert et un rouge. Les verres fumant nous sont servis et nous dégustons nos cocktails dehors, histoire de profiter de l’ambiance et admirer les costumes. Parce que c’est aussi ça Echos et Merveilles, savoir se poser un instant et profiter de l’atmosphère détendue et bon enfant qui y règne.

Nous entrons pile poil pour le concert de The Rowan Tree, un groupe de quatre musiciens tout droit débarqué de Cornouailles et qui, à travers leurs morceaux, rendent hommage à leur terre natale. Les quatre membres sont très proches du public, et le chanteur, dans un français approximatif mais tout à fait charmant, nous explique avant chaque morceau, l’origine de la chanson et ce qu’il représente à leurs yeux. Et cela semble plutôt bien fonctionner puisque le public semble conquis. La flûte, l’accordéon, les mélodies celtiques, le groupe nous fait voyager dans son univers avec une telle joie et un tel enthousiasme qu’il est difficile de ne pas les apprécier. Une belle découverte en somme !

Mais l’heure tourne, et il maintenant temps de laisser place à la formation toulousaine que tout le monde attend avec impatience, les Neko Light Orchestra, qui s’apprêtent à nous faire découvrir en exclusivité leur toute dernière création, créée spécialement pour ce festival : Les Echos de Poudlard. Le temps d’installer tout le matériel et le groupe se retrouve sur scène. Le décor est évidemment dédié à l’univers d’Harry Potter, ainsi qu’un petit promontoire depuis lequel Norieh (chanteuse dans d’autres formations du groupe) lira des passages des livres entre chaque morceau. La bande accueille ce soir quatre nouveaux musiciens, aux cuivres, instruments plutôt indispensables pour interpréter les musiques de la saga cinématographique. Pendant plus d’une heure, l’orchestre nous transporte dans les couloirs de l’école de magie la plus célèbre du monde, nous refait vivre des moments que nous avons forcément tous aimé comme les matchs de Quidditch, en passant par certains personnages que nous avons adoré détester, comme le professeur Ombrage…

Un véritable bonheur pour les fans de la saga, qui sont venus très nombreux pour assister au concert. Plus de 1200 personnes étaient présentent ce vendredi soir, un beau succès pour ce festival qui ne fait que grandir ! C’est évidemment sous un tonnerre d’applaudissements que Les Echos de Poudlard s’achèvent, un incontestable triomphe pour le groupe toulousain qui nous prouve une fois de plus son talent et son énergie sur scène. C’est avec (beaucoup) de retard que le groupe quitte la scène, et les spectateurs, eux, sont rentrés chez eux des étoiles plein les yeux..

Soleil, village médiéval et concerts : une belle deuxième journée nous attends

On commence cette dernière journée du festival par une visite plus approfondie au Village des Légendes, c’était une évidence. Nous arrivons dans l’après-midi, le soleil et la douceur du temps sont au rendez-vous, la journée est idéale pour profiter du village. Bien sûr, on ne va pas te le représenter, il y a plus de monde que la veille, beaucoup de festivaliers mais beaucoup de curieux, notamment les enfants des nombreuses familles venues se balader. On va se répéter, mais le fait que l’entrée du village soit gratuite est vraiment une bonne idée, ça permet de faire connaître le festival et de faire découvrir son univers au grand public.

Il y a à nouveau des animations à l’amphithéâtre du parc. Les joyeux flibustiers de Libertalia sont au rendez-vous, on les avait déjà croisé l’an dernier. La musique folk celtique de ces maudits pirates entraîne le public, qui se met à danser et chanter sur les airs de la troupe, pendant près d’une heure.
On a aussi mangé un morceau sur l’un des stands de restauration, dégusté quelques hypocras et hydromel sur un autre stand… Pas le temps de s’ennuyer ! On regrettera d’ailleurs que le village ferme ses portes si tôt, ce qui ne nous laisse pas l’opportunité de prendre le temps de manger ou de continuer à boire quelques breuvages au bord du lac par exemple.

La foule commencer à se diriger vers l’entrée du Bascala, nous suivons le pas, les concerts vont bientôt commencer. Une fois à l’intérieur, comme tout bon festivalier, nous allons nous chercher à boire, histoire de se mettre en forme pour la soirée. Au programme de cette dernière soirée : La Horde, Stille Volk, Faun et Les Compagnons du Gras Jambon, particulièrement attendus ce soir-là.
La Horde ouvre donc le bal, et quelle ouverture ! Avec sa musique festive, la troupe belge sait mettre l’ambiance. La bande de quatre musiciens nous livre un spectacle unique, composé de musiques traditionnelles et de créations pures, dans une ambiance taverne médiévale qu’on adore.

« La Horde nous a partagé sa joie et sa bonne humeur jusqu’au bout, que demander de plus ! »

Petite pause avant le concert suivant. On en profite pour prendre l’air, c’est qu’il y avait du monde ce soir-là ! La queue pour le restaurant le Tranchoir n’a toujours pas désempli, encore victime de son succès malgré un système mieux pensé. Petit plus, cette année les concerts du festival étaient directement retransmis sur un écran géant à l’intérieur de la taverne. On a abandonné sur le moment, on s’est dit qu’on essaierait plus tard… Et puis finalement ce ne fut pas le cas, car on ne voulait pas rater les concerts.

20H15, c’est au tour de Stille Volk de monter sur scène. On reste dans le folk, mais dans ce qu’il a de plus sombre. C’est ainsi que l’on décrit la musique de ce groupe originaire des Pyrénées. On change vraiment d’ambiance comparé au groupe précédent, mais il y a quelque chose de mystérieux dans leurs mélodies qui nous captive. Les quatre troubadours s’accaparent la scène et le concert est vraiment très réussit. Chanteur et musiciens sont en parfaite harmonie, leurs musiques dégagent une vraie puissance, entre mélodies mélancoliques et textes finement ciselés.

On continue la soirée avec la première tête d’affiche : Faun. Ces Allemands maîtrise l’univers « Paganfolk » à travers l’utilisation d’instruments anciens et de ballades mélancoliques, transportées par la voix de la nouvelle chanteuse, Laura Fella. Un répertoire musical au plus proche de la nature n’oubliant pas de réveiller le public avec quelques danses populaires comme sur le morceau Rhiannon. Un véritable voyage dans un monde mystique s’est installé pendant plus d’une heure et demie dans un Bascala qui s’est bien rempli pour ce concert… et le suivant !

On clôture le festival sur les chapeaux de roues !

La scène accueille maintenant Les Compagnons du Gras Jambon. On t’en avait parlé dans notre précédente interview, ils nous avaient mis l’eau à la bouche et bien… leur concert était à la hauteur de nos espérances, peut-être même plus avec le final mais nous y reviendrons. C’est sous un tonnerre d’applaudissements et de cris, que le groupe toulousain ouvre son concert avec In Taberna. De quoi faire comprendre au public qu’ils ne sont pas là pour te chanter des berceuses mais plutôt pour te faire bouger un max ! Ils enchaînent les musiques avec une énergie débordante pendant près d’une heure, mélangeant leurs tubes avec des compositions de leur nouvel album et invitant toujours le public à participer. Notamment sur Raeven, Rotten & Grisen avec une superbe chorégraphie où l’on nous demande de mimer le lapin, la souris et le cochon qui se baladent dans un champ et se font pourchasser par un fermier… Oui ! Oui ! Rien que ça ! Un excellent souvenir.

Et comme si ça ne suffisait pas, voici que débarque à nouveau La Horde (tu sais le groupe belge qui a mis l’ambiance en tout début de soirée) pour terminer le festival en apothéose. Nous sommes devenus spectateurs d’un concert très très spécial entre ces deux groupes, très amis à la vie comme à la scène, et ça se voit ! Pendant une nouvelle heure, tous les musiciens ont enflammé la salle notamment avec des reprises allant de Rage Againt the Machine à Abba, en passant par Bella Ciao. Autant te dire que notre voix et nos jambes se souviendront de ce concert !

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Pour conclure, on peut dire que ce fut une très belle édition tant au niveau musical que pour les nouveautés. Bien sûr, comme tout jeune festival, il y a des choses à revoir, à améliorer mais on ne doute pas de son évolution et on le lui souhaite d’ailleurs. Une chose est certaine, on sera à nouveau de la partie à la prochaine édition qui aura lieu du 25 au 28 avril 2019, toujours au Bascala.

 

Reportage par Anne-Cha, Ali et Marine
Photos ⒸToulouscope et ⒸDidier Jacquet