On a assisté au Cirque Infernal : un show spectaculaire au rythme endiablé !

Tout le monde est déjà allé au moins une fois dans sa vie au cirque… mais pas dans ce genre-là ! La troupe du Cirque Infernal a fait le pari de remettre au goût du jour les numéros un peu vieillots que l’on est habitué à voir sous un chapiteau et d’y insuffler une touche de “rock”. Pour te donner envie de découvrir le spectacle qui a lieu jusqu’au dimanche 9 avril 2017 sur le parking du Zénith, nous t’avons préparé un petit résumé de l’avant-première.

Un voyage au-delà de la mort

Vendredi, 20h, les portes du chapiteau s’ouvrent. Une petite foule se presse pour s’asseoir avant que le show commence. Le premier numéro installe le décor : alors qu’un funambule s’exerce sur une corde tendue entre deux piliers, il dérape et fait une chute fatale. Alors que son entourage se lamente et pleure, des anges viennent et emmènent le jeune homme à la rencontre de la Mort. Celle-ci, théâtrale dans son long manteau noir, déclare au défunt qu’elle lui laisse une chance de revenir dans le monde des vivants. Pour cela, le funambule devra se rendre dans le mystérieux cirque de Mortales et prouver qu’il est meilleur que les créatures de la Mort. C’est le point de départ d’un affrontement endiablé entre les bons et les mauvais…

Le premier numéro s’ouvre avec un couple qui évolue gracieusement sur un trapèze. Dotés d’une force et d’une souplesse indéniables, les acrobates multiplient les prouesses et virevoltent dans les airs sous les yeux admiratifs des spectateurs. Ils se séparent et se retrouvent au gré des figures sans jamais sembler perdre l’équilibre (et heureusement car il n’y a pas de filet de protection !)

Une jeune femme à la très longue chevelure arrive ensuite et nous montre ses performances de jongleuse en lançant tour à tour en l’air des diabolos, des balles, des bâtons et même des torches enflammées.

Le numéro suivant est un des plus réussis : il s’agit de deux frères, l’un à la carrure très costaude et l’autre plus longiligne. Le premier soulève le deuxième comme s’il s’agissait d’une plume, l’entraînant dans une performance à la fois sportive et artistique à couper le souffle. Mention spéciale pour la dernière figure où les deux hommes s’assoient l’un sur l’autre sur une chaise, se renversent en arrière… et se relèvent à la force des abdominaux.

L’artiste qui suit nous rappelle une danse venue de Turquie : la sama, ou danse des derviches tourneurs. Telle une toupie, la jeune femme vêtue d’une longue jupe tourne sur elle-même dans un mouvement presque hypnotisant. Les pans de sa tenue ondulent dans un tourbillon régulier comme un métronome et on a du mal à la lâcher des yeux. Pas question d’avoir le vertige, elle achève sa performance avec le sourire avant de quitter la piste, droite comme un I.

Une contorsionniste surdouée

La belle Irina Naumenko entre ensuite en scène. Cette équilibriste est connue pour avoir participé à de nombreuses reprises aux représentations du très célèbre Cirque du Soleil et son talent n’est pas qu’une légende. L’artiste est tellement souple qu’elle semble presque ne pas posséder de colonne vertébrale ! Elle se plie et se déplie avec une aisance incroyable sur les minces colonnes qui supportent son poids.

Après la grâce, place ensuite à l’explosivité avec un numéro débordant de fougue et d’adrénaline. Un puissant bruit de moteur les annonce avant leur entrée sur la piste : les motards sont là ! Ils font pétarader leur engin avant de passer à travers un cercle enflammé pour le plus grand plaisir du public. Une jeune femme fait alors son apparition en équilibre précaire sur deux motos, dans une version encore jamais réalisée de la poste hongroise (d’ordinaire exécutée à cheval). D’autres motards défilent sous l’arche que forment ses jambes, entraînant les applaudissements des spectateurs.

Après l’entracte de 20 minutes, c’est au tour d’un petit train aux allures de cirque freakshow de faire le tour de la piste. La voiture de tête tire une cage où une créature féline est enfermée et tente d’éviter les coups de fouet d’une dresseuse démoniaque. Un acrobate évolue autour d’un cerceau en queue de peloton. Sur ce, une artiste portant un costume magnifique et une couronne de feu entre en scène et joue avec les flammes dans un ballet envoûtant. Elle avale à plusieurs reprises les brandons enflammés et s’amuse ensuite avec les volutes de fumée dégagées par le brasier.

C’est au tour de Franck Marvin, alias “La Muerte” de venir “tromper la Mort”. Cet acrobate accumule des rouleaux et des petites tables les uns sur les autres, prenant ainsi inexorablement de la hauteur. L’édifice précaire tremble, oscille… mais “La Muerte” ne tombe pas ! Il se paie même le luxe de jongler tout en conservant l’équilibre. Nous sommes tentés à plusieurs reprises de nous cacher les yeux, persuadés qu’il va chuter, mais le numéro se termine sans encombre.

De l’adrénaline pour le grand final

Après cette succession de numéros épiques, le jeune funambule du début est de retour. Convaincu d’être capable de défier la Mort, il se lance avec deux comparses dans l’ascension d’un pylône. Il se déplace habilement sur une corde tendue à une dizaine de mètres au-dessus du sol, n’hésitant pas à courir à reculons sur le filin. Un autre acrobate réussit l’exploit de parcourir cette même corde sur un vélo. Puis vient la figure finale, encore jamais réalisée dans un cirque : le héros du spectacle est en équilibre sur une corde, elle-même portée par les deux autres funambules ! Les trois protagonistes avancent précautionneusement, en rythme : “Uno… Dos…” La prouesse est applaudie avec enthousiasme par les spectateurs.

Dernier numéro de ce spectacle et pas des moindres : les motards reviennent avec un numéro encore plus fou, clou de la soirée. Un, puis deux, puis trois pilotes s’élancent dans un cylindre en métal au centre de la piste et poussent les gaz au maximum. Grâce à la force centrifuge, ils arrivent à rouler pratiquement à la verticale sur les parois de la structure ! Au milieu du cercle, une artiste affronte le danger sans broncher, debout au milieu du déchaînement de vitesse et de bruit. La musique rock assourdissante rend la scène encore plus spectaculaire !


Petit extrait pour te donner un avant-goût de ce qui t’attend ! (D’autres vidéos sur notre page Facebook)

Le show s’achève avec la victoire du funambule qui a triomphé face à la mort. Les artistes saluent les uns après les autres l’assistance réjouie. Le chapiteau se vide lentement, gardant encore l’écho des prodiges qui s’y sont joués…

On te le répète et surtout on te conseille d’y aller 🙂 La troupe joue jusqu’à ce dimanche 9 avril 2017, à raison de plusieurs représentations par jour et il reste encore des places. Tu ne peux pas louper cet événement !


Ce qu’on a aimé :

  • la trame narrative du spectacle
  • l’habileté impressionnante des artistes
  • la musique endiablée
  • l’énergie et l’entrain des comédiens

Ce qu’on a moins aimé :

  • les quelques cafouillages (porte des motards qui a du mal à s’ouvrir, accessoires qui tombent…)
  • le côté “rock” et “crazy” qui aurait pu, selon nous, être poussé davantage