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Pour cette rentrée de la saison 2020/2021, le 250ème anniversaire de Beethoven avec l’Orchestre du Capitole de Toulouse promet d’être riche en émotions ! Plusieurs dates exceptionnelles sont programmées entre septembre et décembre 2020 pour rendre hommage au compositeur allemand, dont un concert le 16 octobre prochain qui mettra notamment en lumière le premier violon supersoliste de l’orchestre, Kristi Gjezi.

 

Retour sur le parcours de Kristi Gjezi, de ses débuts à son intégration à l’Orchestre National du Capitole du Toulouse

Crédit : Jean-Baptiste-Millot

 

Après une saison amputée en raison du confinement et de la crise du COVID-19, comment vivez-vous cette reprise avec l’Orchestre National du Capitole de Toulouse ?

Nous avons déjà donné trois concerts fin juin/début juillet avec différents répertoires. C’était un plaisir de retrouver les collègues ainsi que la scène après plus de trois mois de confinement. Cette période de crise a été difficile pour tout le milieu de la musique.

 

Des musiciens à travers le monde entier, ayant beaucoup d’idées et d’imagination ont proposé des concerts en « streaming » sur internet, via les réseaux sociaux. Mais ceci ne peut remplacer la vraie scène, le concert en « live » ! La saison 2020/21 de l’Orchestre National du Capitole de Toulouse reprend normalement le 10 septembre prochain.
Le 16 octobre prochain, j’aurai l’immense plaisir de jouer en soliste aux côtés du pianiste et chef d’orchestre Lio Kuokman, ainsi que du violoncelliste Marc Coppey, le Triple Concerto de Ludwig Van Beethoven.

 

Quelles sont vos autres prochaines dates incontournables ?

Cette période de crise est toujours bien réelle, et je ne veux pas trop me prononcer pour l’avenir, car on peut dire que nous vivons au jour le jour, et nous nous adaptons à la situation. Cela dit, on peut tout de même citer deux concerts : tout d’abord, le concert d’ouverture de la saison Ouverture : Viva l’Orchestra ! avec notre directeur musical Tugan Sokhiev, le 10 septembre prochain à la Halle aux Grains (Beethoven et Brahms). Un autre concert à ne pas manquer : Impérial Meister le 4 décembre prochain (Hefti, Beethoven et Strauss).

Concert à Cologne lors d’une tournée de l’ONCT en Europe (2019). Crédit : Léo Mora

Pouvez-vous nous résumer votre parcours : comment êtes-vous devenu « premier violon solo » ?

J’ai la chance d’avoir un père musicien et violoniste. Nous avons commencé le violon ensemble, dès l’âge de 4 ans. À 7 ans, je suis entré au Conservatoire à Rayonnement Régional de Bordeaux, et très vite, au gré des facilités acquises sur l’instrument, je suis entré en 2003 au Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris qui est une étape importante dans la réussite d’un musicien.

 

Lire aussi : Que savez-vous de l’Orchestre du Capitole ? Testez-vos connaissances !

 

Durant mon cursus au Conservatoire de Paris, j’ai été lauréat des concours internationaux Ginette Neveu, Tibor Varga, Pablo de Sarasate et David Oïstrakh, et j’ai également participé aux grands concours Reine Elisabeth, Indianapolis et Long-Thibaud-Crespin, et ces moments restent gravés dans ma mémoire. Pendant plus de dix ans, ces concours ont forgé mon expérience ainsi que mon rapport à la scène.

Cette préparation extrêmement intense aux concours s’apparente un peu aux Jeux Olympiques des musiciens !

En 2011, j’ai décidé d’intégrer une formation symphonique. D’abord à l’Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo comme deuxième violon solo mais aussi à l’Orchestre Philharmonique de Marseille et à l’Orchestre de la Suisse Romande. J’ai enfin tenté le poste de premier violon supersoliste à l’Orchestre du Capitole de Toulouse que j’occupe actuellement.

Orchestre national de Toulouse

Que pensez-vous de Toulouse, votre nouvelle ville d’adoption ?

C’est une très belle ville, rose, colorée. Rien à voir avec Bordeaux, qui est peut être plus « haussmannien », plus bourgeois, -si vous me permettez l’expression. Je vis à Toulouse depuis bientôt deux ans.
Le premier lieu qui m’a marqué à Toulouse est la place Saint-Georges.
On peut profiter en terrasse d’un bon déjeuner, ou dîner en été, et il y a un charme que j’ai rarement retrouvé ailleurs. J’apprécie la ville, même s’il fait trop chaud l’été !

Concert de reprise à la Halle aux Grains (juin 2020). Crédit : Bernard Aïach

L’anniversaire de Beethoven avec l’Orchestre du Capitole : le programme détaillé de « L’année Ludwig – Rencontre au sommet »

orchestre national ONCT

De septembre à décembre 2020, l’Orchestre National du Capitole de Toulouse célèbre le 250ème anniversaire de la naissance de Ludwig Van Beethoven à travers plusieurs dates exceptionnelles à la Halle aux Grains :

  • Ouverture : Viva l’Orchestra ! : émotions garanties avec le Concerto n°3 de Beethoven et la Symphonie n°3 de Johannes Brahms.
    ⇒ Le 10 septembre à 20h (direction : Tugan Sokhiev, piano : Seong-Jin Cho)

 

  • Beethoven solaire : la Symphonie n°8 est associée avec une oeuvre de son aîné, Joseph Haydn, la Symphonie n°95.
    ⇒ Le 3 octobre à 20h (direction : Maxim Emelyanychev, piano : Ishay Shaer)
  • onct

    © Marco Borggreve

  • Rencontre au sommet : le Triple concerto de Beethoven… mené par un trio de musiciens d’exception !
    ⇒ Le 16 octobre à 20h (direction et piano : Lio Kuokman, violon : Kristi Gjezi et violoncelle : Marc Coppey)
    • Parfum français : l’oeuvre du maître allemand rencontre celle de Maurice Ravel, Paul Dukas et Albert Roussel.
      ⇒ Le 14 novembre à 20h (direction : Fabien Gabel, piano : Benjamin Grosvenor)

 

Tugan Sokhiev © Marco Borggreve

  • Impérial Meister : un dialogue avec un autre titan, Richard Strauss !
    ⇒ Le 4 décembre à 20h (direction : Cornelius Meister, piano : Nicholas Angelich)

 

    • Apothéose Beethoven : l’Orchestre National du Capitole de Toulouse a décidé d’achever ce volet consacré à l’anniversaire de Beethoven avec la Symphonie n°1 et n°9 afin de revenir aux prémices du compositeur mais aussi de rendre hommage à son plus grand chef-d’oeuvre.
      ⇒ Le 11 décembre à 20h (direction : Joseph Swensen)

 

 

 

Image à la Une : Concert de l’Orchestre National du Capitole de Toulouse à la Halle aux Grains le 26 juin 2020. Crédit : Bernard Aïach