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Alors que le festival Echos et Merveilles approche à grands pas, ToulouScope est allé, pour toi, à la rencontre de son organisateur, Nicolas Chaccour, ainsi que des deux groupes toulousains de l’affiche : Les Compagnons du Gras Jambon et Libertalia.

Entre les derniers préparatifs et les ultimes répètes, Neko Nico, l’organisateur du festival mais également membre du Neko Light Orchestra, s’est confié sur le seul événement du genre dans le sud de la France.

Nicolas, pourrais-tu décrire le festival en quelques mots, pour les gens qui ne connaissent pas et qui seraient tentés de venir ?

C’est un festival de musique sur les cultures de l’imaginaire, à forte tendance médiévale fantastique, organisé par des musiciens. Il y aura deux ambiances différentes : le vendredi soir c’est plus familial, alors que le samedi ce sera complètement fou, ambiance troubadour toute la nuit !

Du coup c’est un festival qui s’adresse un peu à tout le monde ou uniquement à des gens qui baignent dans cet univers-là…

Non bien sûr, ce n’est pas réservé à certaines personnes en particulier, tout le monde peut venir ! Ce sont des musiques qui évoquent des choses, qui racontent des histoires et c’est aussi fait pour découvrir des nouveautés. Ce sont des passionnés de musique qui organisent l’événement, cela permet d’offrir une vraie scène aux cultures de l’imaginaire, d’offrir aux groupes des conditions optimales et de leur donner de la visibilité. L’ambiance est très conviviale, avec le Naheulband par exemple, qui joue samedi soir.

Le groupe Naheulband
Le festival a rencontré beaucoup de succès l’an dernier, est-ce que tu penses qu’il en sera de même cette année ?

Lors du festival de l’année dernière, on a eu entre 800 et 900 entrées, ce qui est vraiment pas mal pour un festival qui n’a pas de partenaires privés. Les ventes de cette année sont bien parties, il faut que les gens pensent à réserver sur internet parce que les ventes sur place seront plus chères. Mais sinon, c’est un événement qui dégage une belle énergie, on a un bon relais de la part des gens, la communication se fait aussi par le bouche-à-oreilles et si les gens ont aimé le festival, ils vont revenir cette année et en parler autour d’eux.

Comment expliques-tu un tel engouement autour des musiques de l’imaginaire, et, par extension, du festival Echos et Merveilles ?

Dans le sud de la France, il n’y a aucun festival dans ce genre là. En Normandie par exemple, il y a le festival médiéval Cidre et Dragon, en Belgique il y a Trolls et Légendes, ce sont des évènements étroitement liés aux cultures de l’imaginaire. Alors que dans le sud, rien du tout. Cécile Corbel, qui va jouer vendredi soir, l’a dit elle-même, elle joue peu au-dessous de la Loire ! On a de la chance d’avoir tous ces artistes, de pouvoir réunir tous ces groupes lors du festival qui est unique à Toulouse. Et plus tard, s’il a du succès, on l’ouvrira aux auteurs, aux GNs, mais pour l’instant, on essaie de solidifier les bases du festival. Heureusement, on a des bénévoles qui sont motivés, qui déploient une belle énergie sur l’événement et ça attire les curieux et les gens qui aiment les festivals à l’ancienne.

La harpiste Cécile Corbel
Qu’est-ce que tu entends par festival à l’ancienne ?

C’est une ambiance détendue, artisanale, organisée au plus près des gens. On va avoir un grand tableau à l’entrée de la salle de concert pour que les gens s’organisent pour les covoiturages, parce que certaines personnes viennent de Pau, de Nice, de Montpellier, de Paris. On a une ambiance incroyable sur le festival, les gens sont détendus. De toute manière, les gens viennent chercher une ambiance, on mange un bon repas, on boit un coup, on va voir les concerts, et les deux salles du Bascala permettent de faire tout ça. On a même préparé un coin photocall avec le trône de fer !

On parlait du fait qu’il n’y avait pas de festival dédié aux cultures de l’imaginaire dans le sud de la France, comment expliques-tu ce manque ?

En fait, il y a beaucoup de choses qui ont mis du temps à arriver dans le sud de la France et à Toulouse. Je pense notamment au festival Le week-end des Curiosités, à coté de ça il y a le Rio Loco qui marche bien à Toulouse. De notre côté, nous n’avons pas encore de partenaires, ce qui n’est pas très commun d’ailleurs. Il suffisait juste de l’étincelle de plusieurs facteurs, pour que ça marche il faut du temps, mais on est passionnés et on va tout faire pour que le festival soit pérenne.

Tu dirais que Toulouse est une terre de geeks ?

Entre le Toulouse Game Show au mois de novembre, celui au mois d’avril, oui ça bouge bien en termes de cultures de l’imaginaire à Toulouse. Il y a des rues de geeks, comme la rue Sainte-Ursule avec Geek Store, Imagin’ères, il y a des librairies spécialisées aussi. On avait fait le Rock My Geek, mais c’était trop éclectique et ça n’a pas vraiment pris. Du coup on se concentre sur deux soirées médiévales-fantastiques au Bascala, l’an dernier ça s’était très bien passé.

En termes de bénévoles, de staff, il y a du monde qui vous aide ?

On est une trentaine de bénévoles, dont les musiciens du Neko Light Orchestra (à l’origine du festival), et ensuite il y a une dizaine de personnes qui fait partie de l’équipe technique pour les lumières, le son, et enfin la sécurité qui est organisée par le Bascala. Moi, je m’occupe de l’organisation, la communication, un peu le management aussi, on a des bénévoles qui font la comm, mais on n’a pas encore de partenaires assez importants pour faire grossir le festival.

Vous avez eu de bons retours de la part des gens après le festival de l’année dernière ?

On a eu de très bons retours oui ! Les gens étaient vraiment contents, ils sont venus nous le dire, ils sont venus nous féliciter pendant le festival. On a une belle aura autour du festival je trouve.

Guilhem Desq et sa vielle à roue
Et les Nekos, ils sont toujours aussi heureux d’y participer ?

Évidemment, ils sont supers motivés ! En ce moment ils sont encore en répète, ils préparent le concert Game of Thrones. Comme c’est une partie qu’on a ajouté et qui va durer 35 minutes en plus du concert qui est déjà prévu, il faut que les gens reconnaissent vite les thèmes. On va les agrémenter, les pousser plus loin avec des voix lyriques. Ça va pousser la chanteuse dans son énergie. Le concert de la Terre du milieu c’est le plus dur à placer parce qu’il y a 50 micros sur scènes, six percussions différentes, c’est très complexe à mettre en place et surtout ça coûte plus cher. C’est celui qui a eu le moins de chance en termes de moyens, c’est celui qu’on a joué le moins en concerts. Mais on a vraiment hâte d’être vendredi prochain !

Le NLO est un groupe vraiment disponible pour ses fans…

Oui, les Nekos sont super ouverts, après chaque convention on reste, on discute avec les gens qui veulent des signatures, parfois c’est fatiguant entre le premier et le dernier, mais les gens ont fait la queue deux heures pour te voir… Le groupe est le seul sur ce créneau musical, presque 200 concerts en 4 ans c’est vraiment beaucoup, ça fait quasiment un concert par semaine ! Si le groupe n’existait pas, je pense que personne ne l’aurait fait. Il y a 17 musiciens, ce sont tous des gens qui ont l’esprit rock. Et petite anecdote, entre nous on dit hard rock’n’roll suite à un concert qui s’est très mal passé au Hard Rock Café à Paris…

Malgré toutes ces dates, vous ne pouvez pas vivre de votre passion et vous avez tous votre vie professionnelle à côté. Ce n’est pas trop difficile de gérer les emplois du temps de tout le monde ?

En effet, personne ne vit du NLO, mais on a au moins un noyau dur qui est toujours là depuis le début. Certains d’entre eux sont profs de musique ou de chant, un autre est ingénieur spatial… Ça enrichit le groupe d’avoir des gens qui ne sont pas que de ce milieu. Le bassiste par exemple aimerait ouvrir son studio pour enregistrer, il aime faire du mixage, on peut donc lui confier quelques missions. C’est un équilibre à trouver, chacun vient par passion pour passer de bons moments, même si avec un cachet par semaine on ne paie pas un loyer. Pour les emplois du temps c’est compliqué, j’ai un calendrier avec les dispos sur 6 mois. Ça demande beaucoup d’organisation. Dans le NLO, on est plutôt bien organisé, des gens s’occupent de la communication, certains échanges se font sans moi, ça me permet de respirer. On reste une belle bande de potes ! Et quand on nous a proposé un concert à Bruxelles, on était super heureux ! De toute façon, ça ne pourrait pas tenir un groupe qui ne s’entend pas. Il y a  des gens qui ne sont pas restés très longtemps, ils voulaient être mis plus en avant et ce n’est pas le but du NLO.

Et pour finir Neko Nico, un petit questionnaire spécial ToulouScope :

Pour suivre le Neko Light Orchestra sur Twitter c’est par ici : @NLOofficial et pour ne rien manquer de l’actu du festival c’est par là : Echos et Merveilles


Focus sur…

Les Compagnons du Gras Jambon, l’art de divertir les gens bons !

Groupe de musique médiévale décalée créé à Toulouse en 2010, Les Compagnons du Gras Jambon se démarque par un concept innovant et contemporain, du jamais vu sur les fêtes et festivals médiévaux ou folkloriques : faire du nouveau avec de l’ancien ! On a rencontré frère Vik’, nickelharpiste et chanteur de ce groupe empli de rythmes puissants et exaltés.

Vik’, c’est votre première au festival, qu’est-ce qui a motivé votre venue ?

Depuis 2015, nous sortons du milieu des fêtes médiévales et faisons de plus en plus de festivals et de scène. L’idée de pouvoir jouer à domicile, dans des conditions aussi idéales et entourés de groupes aussi intéressants nous a vraiment motivés. De plus, la rencontre avec le public toulousain est assez rare, alors on va en profiter un maximum.

Justement beaucoup de Toulousains ont pris leur place. Qu’est-ce que vous nous préparez pour ce concert ?

Il y aura une grosse partie du répertoire du nouvel album qui sort cette année, en avril. Ainsi que des guests, venus de loin… De plus le concert est enregistré et filmé dans sa totalité. Il sera peut-être question d’un album live et de nombreuses vidéos sur Youtube, alors il faut être là et donner de la voix !

Et après le festival, quels sont vos projets, vos actus ?

Une saison médiévale bien remplie d’avril à octobre avec une quarantaine de dates dont un festival pagan en Italie, en mai ou encore le Ragnard Rock Festival en juillet. Il y a aussi la sortie de notre 2eme album « Fat Ham Gang » qui, je l’espère, rencontrera autant de succès que le premier opus.

Et pour finir, le petit questionnaire spécial ToulouScope :

  • Ton bar : Le Barallel, parce qu’ils sont cools et que la bière est bonne
  • Ton restaurant : Le Tranchoir (ok ça fait cliché mais c’est quand même super bon)
  • Ton lieu favori dans la ville : Mon bar préféré !
  • Un endroit que tu aimerais partager : la forêt de Nebias, dans l’Aude à côté du château de Puivert. Un lieu exceptionnel, idéal pour se ressourcer, emplie de magie et féerique à souhait.

Retrouve toute l’actu des Compagnons du Gras Jambon sur leur Facebook ou leur site.


Focus sur…

Embarque pour une grande fête pirate avec Libertalia

Créé en 2006 dans la région toulousaine, Libertalia puise son inspiration dans la musique celtique, les chants marins et le punk traditionnel irlandais. A chaque concert, le groupe t’invite à bord du navire pour chanter et tanguer comme dans un véritable équipage pirate. Pour en savoir plus sur cette bande de joyeux flibustiers, on a rencontré le Canonnier, Arnaud (qui est aussi guitariste et chanteur !).

Arnaud, c’est la première de ton groupe au festival. Qu’est-ce qui a motivé votre venue ?

La programmation musicale et l’ambiance « fantasy ». Ce genre de festival est rare en France et c’est le seul de ce genre dans le sud.

Beaucoup de Toulousains ont pris leur place, et d’autres pas encore ! Qu’est-ce que vous nous préparez pour ce concert ?

Une heure d’immersion à l’époque de la Flibuste, pendant laquelle vous deviendrez les membres d’équipage d’un navire pirate fendant les flots avant de passer à l’abordage de ses proies. Et bien sûr, vous serez invités à une grande fête flibustière dans l’ambiance d’une taverne de Tortuga ! Sans oublier des surprises inédites rapportées de nos dernières aventures ! Pour ne pas rester sur le quai, soyez-là dès 19h si vous voulez embarquer avec Libertalia !

Et après le festival, quels sont vos projets, vos actus ?

Nous commençons à travailler sur notre 3ème album. L’année 2017 sera en partie consacrée à la composition de nouveaux morceaux, au travail sur les arrangements et à la mise en scène des chansons. Quelques dates de concerts à venir : vendredi 17 mars au Moulin des Roches (St Orens, 31), samedi 18 mars (St Patrick à la salle des fêtes de Flourens, 31), samedi 24 juin (festival Air d’Irlande à St Sulpice, 81)…

Et pour finir, le petit questionnaire spécial ToulouScope :

  • Ton bar : La Cale Sèche
  • Ton restaurant : Saveurs Bio
  • Ton lieu favori dans la ville : Le Canal du Midi
  • Un endroit que tu aimerais partager : s’offrir une balade en bateau sur le Canal du Midi depuis Port Sud à Ramonville jusqu’au Port St Sauveur à Toulouse. C’est très dépaysant d’être en ville sur un rythme complètement différent, au gré des flots… Bon, il faut connaitre quelqu’un qui a un bateau, mais en osant demander sur les quais de Port Sud, ça peut marcher (et si vous avez du rhum à partager, ça marche encore mieux !). Il y a toujours quelques sympathiques pirates toujours prêts à lever l’ancre…

Retrouve toute l’actu de Libertalia sur leur Facebook ou leur site.


Sur ce, on te laisse avec la bande-annonce et surtout pense à réserver ta place !!!