“Solides” : l’ex-Masterchef déborde d’imagination dans sa cuisine

Samedi soir après un bon ciné, la team Toulouscope est allée dîner à Solides. Situé rue des Polinaires, dans le quartier des Carmes, le restaurant, comme sur son site internet, fait dans le sobre : une porte en bois, avec des petits carreaux, une fenêtre à l’étage et juste les sept lettres du mot SOLIDES entre les deux. L’intérieur est du même acabit : sobre et raffiné. Petite surprise à l’entrée, le sol laisse voir, via une petite dalle en verre, une cave, où des bouteilles sont entreposées. Sur les murs gris clair habillés de bois dans leur partie inférieure, sont accrochés des tableaux noir et blanc représentant des scènes de repas. Tables en bois et métal et chaises en cuir (et métal) complètent la décoration.

A l’étage, quatre tables sont dressées, pour des couples ou des familles de quatre personnes. Le décor est le même qu’en bas : chaleureux, sobre, efficace. Très vite, un serveur vient prendre commande. Ici, on ne sait pas ce qu’on va manger. C’est le principe du menu MYSTÈRE ! Celui-ci change très régulièrement. Après s’être renseigné sur nos éventuelles allergies,  il nous a demandé de choisir entre le menu à 35 euros ou celui à 55 euros. On était là pour se faire plaisir alors on fait péter le menu à 55 ! On prépare nos estomacs : trois entrées, une viande, un poisson, deux desserts, rien que ça !

C’est parti pour déguster sept plats

Pour ouvrir notre appétit, on nous sert un bouillon asiatique délicieux avec ses petits croûtons croustillants. La première entrée arrive très rapidement : une aumônière de céleri et poulpe. Le céleri était croquant à souhait et le poulpe fondant en bouche, loin de la substance caoutchouteuse trop souvent servie à table. Un véritable régal. En suivant, le serveur nous apporte du chou-fleur décliné sous forme de mousse et de petits pickles, le tout agrémenté de coques à peine cuites. Pour tout dire, ça nous a réconcilié avec les coques ! Le chou-fleur en pickle a été une vraie bonne découverte. Troisième entrée, la meilleure à notre goût : un sabayon de raifort, trompettes de la mort et châtaignes. Une tuerie ! Le mélange des saveurs était incroyable, tout se mariait parfaitement.

Passons maintenant au poisson, du Saint-Pierre, accompagné de betterave en plusieurs façons, notamment en chutney. De quoi réveiller les papilles les plus endormies. On passe ensuite de l’océan à la terre ferme, enfin presque, puisque le serveur nous sert du canard. Mais pas n’importe quel Saturnin trouvé dans un rayon de supermarché. Là, on parle de colvert. Tu sais, le canard avec sa tête verte, son ventre marron et ses plumes blanches ! Une nouvelle fois, le chef a fait des merveilles. Rosé à souhait, tendre comme du beurre, le volatile, accompagné de petits légumes (mini-courgettes, pommes de terre), a fait valser nos papilles.

Jour, nuit, jour, nuit…

Après que nous ayons refusé le plateau de fromage (en sus, on se fait plaisir mais on n’est pas Crésus et sept plats c’est déjà suffisant), le serveur nous apporte le premier dessert. Une émulsion de fenouil, avec des figues crues. Ayant un petit différend avec l’anis, ce n’est pas le plat que nous avons préféré du repas. Toutefois, la suite nous a laissé un très bon souvenir. Gâteau et mousse aux noix et mandarine, en quartiers et en sorbet. De quoi bien terminé un dîner, qui s’est déroulé sans anicroche. Enfin presque… car un problème de lumière a obligé notre voisine de table à se lever sans cesse pour éteindre et rallumer l’interrupteur. Un petit détail qui finalement a fait le charme de la soirée, les sourires se distillant sur les visages des convives à chaque fois qu’elle se levait et se rasseyait.

Comme vous l’aurez noté, Solides n’est pas fait pour toutes les bourses, mais si vous voulez vraiment vous faire plaisir, courrez-y !