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Depuis 15 ans à Toulouse, le groupe Pulcinella mêle et manie tour à tour groove, funk, rock progressif, musique balkanes et même électro dans son « jazz inflammable ». Avec près de 60 concerts par an et plus de 600 au total, le groupe ne se ferme pas de frontières : Honduras, Colombie, Inde, Moldavie… Pulcinella parcoure les routes, et c’est un « jazz délocalisé » sans réelle étiquette et aux multiples influences qu’on découvre bouillonnant sur scène. Rencontre avec le quartet toulousain Pulcinella.

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Un groupe aux influences sans frontières

Tiré du nom du personnage théâtral Polichinelle, transformé de pays en pays et chaque fois réapproprié, le groupe Pulcinella prône une musique aux influences multiples, une musique en mouvement, qui voyage. Jean-Marc débarque avec des rythmes de danses venus du Brésil, Florian y ajoute sa sensibilité à la musique balkane et au bal musette, Jean-Marc rapporte sa prestance du monde du cirque… D’un morceau à l’autre, d’un son à l’autre, Folklore et musique traditionnelle rencontrent sans transition des rythmes Hip Hop des années 70. Et c’est toute la richesse de Pulcinella qui se dévoile.

« On pioche nos influences à droite et à gauche, de nos voyages et nos rencontres »

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Souvent décrit comme un groupe de « jazz inflammable« , Pulcinella ajoute un orgue Elka et un accordéon aux classiques saxophone, batterie et contrebasse d’un groupe de jazz ordinaire. L’improvisation est au cœur de chaque concert : « Ça peut exploser à tout moment« .

Le groupe ne compte plus les scènes qu’il a foulées. Aussi bien pour une fête de village qu’au grand festival Jazz in Marciac, pour un concert intime à l’ex Clandé ou Mandala ou une représentation au Rio Loco... Les scènes que le quartet préfère ? Les petites salles où « tout peut arriver« , où l’on ressent la proximité avec le public, où l’on distingue les expressions du visage.

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« Pulcinella n’a jamais été académique, on fait de la musique qui nous parle
sans réelle étiquette »

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Et pour multiplier les influences, Pulcinella n’hésite pas sur les collaborations aux couleurs infinies. La chanteuse italienne Maria Mazotta ou le musicien Emile Parisien. Après un voyage musical en Colombie, Pulcinella revient d’ailleurs avec un répertoire complet réalisé avec le trio féminin La Perla. Percussions et chant venus tout droit de Bogotá s’ajoutent alors au jazz du quartet…

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Un sixième album qui explore « les flux de désirs sans censure »

À ses débuts, le groupe joue principalement de la musique improvisée, assez calme, poétique, où l’on raconte une histoire. Longtemps, le groupe n’a été que acoustique, avant de voir apparaître il y a trois ans l’orgue Elka.

Si les quatre musiciens s’amusent depuis toujours des mélanges de styles, ils se décident avec « Ça » à un sixième album plus structuré. Ils cherchent une unité, « une couleur » sur chaque morceau. Avec « Ça », le groupe troque ses références traditionnelles pour des influences plus urbaines style années 70 et inspirées du Hip Hop. « Une musique atypique au service d’une ode au Ça, flux de désirs sans censure tant étudié par le Docteur Freud. »

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« On évite les ruptures, le zapping au sein d’un même morceau »

 

Des musiciens un peu fous alliés d’amitié

La force du groupe ? Ceux qui en font partie sont pleinement investis, des musiciens au sonorisateur Jacques Masliahen en passant par leur manager Mathieu Cardon. Chez Pulcinella, le processus de composition est collectif, les rôles sont très équilibrés, chacun a son mot à dire et personne ne reste en retrait.

Toulouscope a demandé aux quatre musiciens de se décrire mutuellement. Un exercice délicat qui lève le voile sur les personnalités de chacun. Un rituel avant chaque concert ? Bien sur, le PulciSalut.

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« Chez Pulcinella,
chacun a sa part de folie ! »

FERDINAND DOUMERC

Instrument : Saxophone, flûtes, mélodica, claviers…

Personnalité : Il est le plus bosseur du groupe. Un véritable « hyperactif de la musique » qui n’est jamais repu de répétitions. Il est force de proposition, il pousse et oriente, à la fois « le vent dans les voiles et le gouvernail« .

Une soirée parfaite à Toulouse ? Quelques bières au Breughel et un kebab.


FLORIAN DEMONSANT

Instrument : accordéon, orgue Elka, chant.

Personnalité : Il est l’anti-héros, le « serial lover » du groupe, celui qui apporte des horizons différents, une culture populaire. Il a des idées incongrues, sans étiquettes.

Une soirée parfaite à Toulouse ? Sans hésitation, un concert au Taquin.

 


JEAN-MARC SERPIN

Instrument : Contrebasse, chant.

Personnalité : il n’aime pas trop planifier et plutôt adepte du laisser-faire. Optimiste, il ne se mêle pas de tout. Discret au 1er abord, sa présence sur scène est celle qui marque le plus.

Une soirée parfaite à Toulouse ? Entre la place de Belfort et la gare, dans le quartier Denfert.


PIERRE POLLET

Instrument : Batterie, chant.

Personnalité : Il vit tout intensément, sans demi-mesure. Il est le bon vivant du groupe, aux réponses toujours franches. Il ne se contente pas du minimum et se donne toujours à fond.

Une soirée parfaite à Toulouse ? Un concert au Taquin aussi !

 

 

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