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Il était une fois, au cœur de l’Inde, 
un Sultan passionné par le chant des oiseaux…
Un conte de sagesse malicieux 
pour voyager, rire et chanter
sur un air de liberté.

UN ESPIÈGLE CANARI
Écrit par Michel Piquemal et illustré par Pascale Maupou Boutry
ISBN : 9791095456346
32 pages
Cipango
15€ en broché

 

Ouvrez, ouvrez la cage aux oiseaux

Il y a des livres à la fois plus sérieux et légers qu’ils n’y paraissent de prime abord : Un espiègle canari en fait partie. Ici, l’humour irrévérencieux se conjugue à la sagesse.  Derrière la fable exotique, habillée avec l’élégance des mots de Michel Piquemal, se cache un conte intemporel qui interroge sur les liens, la liberté et l’argent.

Petits et grands voyagent sur les ailes de papier de l’ouvrage et s’émerveillent des visuels immensément poétiques et d’une grande douceur. Le texte et les dessins s’illustrent l’un l’autre et se répondent avec la grâce du trait de Pascale Maupou Boutry. Un espiègle canari est un magnifique album qui célèbre l’amitié et la liberté.

Une joyeuse découverte.

 

Entretien avec Pascale Maupou Boutry, illustratrice
d’ Un Espiègle Canari

© Maupou Boutry

Née à Angers, Pascale rêvait petite de devenir égyptologue ou vulcanologue, jusqu’à des vacances très très pluvieuses où elle attrape le virus du dessin (qui depuis, ne l’a plus quittée).

Au début, elle pense s’orienter vers la pub, mais durant ses études aux Beaux-Arts de Toulouse, elle découvre l’illustration et là c’est le coup de foudre : « C’est ça que je veux faire plus tard !!!« .

Depuis 25 ans elle est illustratrice et graphiste et essaye de communiquer sa passion aux enfants de la campagne sud toulousaine.

Elle vit à Cazères.

 

 

 

Comment est né Un espiègle canari ?

PMB : D’une rencontre en 2019 ! J’aidais ma maman qui est sculptrice à monter son exposition pour Périart quand soudain… Qui entre dans son atelier ? Michel Piquemal que je connais depuis une vingtaine d’années ! Nous nous étions rencontrés lors de mon tout premier salon.

Au moment où il est apparu, j’étais en train de faire les illustrations de L’archet sur un coin de table tout en surveillant l’exposition. C’était totalement inattendu et pas du tout prévu. Nous nous sommes mis à discuter et rapidement, la volonté de faire un livre ensemble se manifeste. Nous l’avions déjà évoquée à plusieurs reprises mais cette fois-ci, une semaine après notre rencontre, il m’envoie trois textes. Parmi ces textes, coup de cœur : je choisis Un espiègle canari.

Justement, pourquoi, parmi tous ces textes, avez-vous le coup de cœur pour celui d’Un espiègle canari ?

PMB : J’ai adoré la touche d’humour de l’histoire. Il y a un petit “dérapage” inattendu dans l’intrigue qui a d’autant plus d’efficacité qu’on n’attend pas cela avec mon style d’illustration qui est sage et poétique. Et puis dans Un espiègle canari, il y a plusieurs lectures et plusieurs sujets très sérieux…

Comment s’est passée l’illustration du conte ?

PMB : A la suite de cette rencontre inattendue, j’ai prévenu mon éditrice, Pascale Fontaine de Cipango que Michel Piquemal m’avait envoyé un texte, je lui ai proposé notre projet, elle a accepté et c’était parti…

Cela s’est fait bizarrement  : en plein confinement. J’ai envoyé mes visuels au fur et à mesure à l’auteur et à l’éditrice. C’était un bel échange, un beau partage et une confiance réciproque. Nous voulions tous que le livre soit au top du top.

Quelle technique avez-vous utilisée pour illustrer Un espiègle canari ?

PMB : Des techniques mixtes ! Je fais un crayonné très soigné avec les ombres, juste au crayon de papier. Ensuite, le crayonné est scanné. Le résultat est colorisé sur l’ordinateur. Je fais des collages numériques avec des papiers à motifs et des matières que je peins. On pourrait croire que l’ordinateur est un gain de temps, pas du tout ! Il n’est pas rare qu’une seule image me prenne une semaine de travail à elle seule. En revanche l’ordinateur vient enrichir cette technique en offrant des possibilités d’effets qui ne seraient pas réalisables en collage traditionnel. Je fais également la maquette pour être sûre que le texte s’intègre bien à l’image et que l’ensemble soit à la fois cohérent et esthétique.

Avez-vous un rituel d’illustratrice ?

PMB : Avant de commencer l’illustration d’un album je range mon bureau pour faire place nette, puis je sors mon carnet de croquis A3, toujours le même format, la même marque avec son papier pas trop lisse et pas tout à fait blanc, un crayon à papier toujours le même lui aussi et c’est parti !

Un projet créatif ?

PMB : Un bon nombre des livres que j’ai illustrés ont été écrits sur la base de mes idées. Mais jusqu’à présent je n’avais qu’illustré. J’ai eu le déclic grâce à Michel Piquemal qui m’a demandé : Pourquoi tu ne te lances pas ? J’ai osé et j’ai écrit Le cadeau de Sekou qui a été validé par Pascale Fontaine et dont je vais commencer les illustrations. Il sortira aux Editions Cipango dans quelques temps. Mon premier livre toute seule…

 

 

Ô Toulouse

Toulouse, c’est…

Tout simplement : Ma Ville, celle où j’ai choisi de poser mes valises.
Un mot ou une expression : Plus qu’un mot ou une expression, je dirai un accent qui sent bon le sud et la douceur de vivre.
Un souvenir : Mes années Beaux Arts.
Un lieu : Le marché du dimanche matin autour de Saint-Aubin.
Une balade : Savoir se perdre dans les petites rues du centre ville et marcher au hasard en levant le nez pour découvrir les vieilles maisons.
Un restaurant : La Gouaille et son ambiance chaleureuse
Une gourmandise : Les concerts de l’Orchestre National du Capitole à la Halle aux Grains.
Un coup de cœur : Les Swing Fever, au kiosque du Grand Rond ou place St Georges, une belle occasion pour danser du Lindy-hop sur un petit air de swing, les dimanches après midi d’été.

 

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Chronique et propos recueillis par Eva Kopp