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Un meurtrier aux abois, pris dans une spirale infernale… Une agente d’entretien, obligée de prendre la fuite après avoir été témoin d’un meurtre… Un étudiant sans histoires tombé du toit d’un immeuble en construction… Une femme bien sous tous rapports retrouvée assassinée dans une forêt près de Toulouse… Et si tous ces événements étaient reliés ? S’ils formaient les éléments d’une gigantesque toile ?

Le lieutenant de police Urbain Malot, dit le Zèbre, et la gendarme Éloïse Bouquet, enquêtent chacun de leur côté, tirant, sans le savoir, les fils d’une même pelote. Alors qu’Éloïse poursuit également la piste d’Anne Poey, la criminelle qui lui a échappé trois ans plus tôt, elle va devoir s’unir au Zèbre pour démêler l’écheveau qui les mènera jusqu’au dernier cercle des mensonges, au risque de se heurter à un adversaire beaucoup plus fort qu’eux…

 

LE CERCLE DES MENSONGES
Écrit par Céline DENJEAN
ISBN : 9782501138581
472 pages Marabout
19€ en broché
14,99€ en Ebook

 

« A quel moment fatidique ma vie a-t-elle quitté son orbite ? Qu’aurait-il fallu que je fasse ou ne fasse point pour éviter d’avoir aujourd’hui du sang séché incrusté le long de mes cuticules ? »

Quand vous choisirez de lire Le cercle des mensonges, débutez-le le matin car si vous le commencez soir, vous passerez une nuit blanche. Ce roman est ce que les addicts appellent un « page turner », un livre particulièrement haletant, qui se lit d’une traite, impossible à lâcher avant d’avoir tourné la dernière page. Céline Denjean vous balade avec brio, elle joue avec vos nerfs et votre imagination dont les constructions ne cessent de s’effondrer. Les fils des intrigues se nouent et se dénouent sans cesse. Trois événements sans lien apparent, une enquête à tiroirs, une construction rigoureuse dressée dans une écriture fluide et addictive, un excellent thriller à lire absolument.

 

Extraits du polar Le Cercle des Mensonges :

« La neige fond et la peau du monde tatouée d’horreurs ressurgit en s’égouttant. Hélas…

« Il y a quelque part au-dessus de nous des intouchables que nos institutions républicaines protègent, des hommes qui peuvent tout se permettre. Leurs méthodes sont abjectes, leurs desseins bien obscurs, et leur pouvoir est quasi illimité… Et quant à toi, minuscule maillon défenseur des valeurs que consacre notre Constitution, tu te heurtes à ce genre de salopards invisibles et insaisissables, tu prends conscience de l’étendue de ton impuissance… Et subitement, tout ce en quoi tu crois, tout ce qui fonde ton inscription au monde est profondément ébranlé… »

© Astrid di Crollalanza

Née à Toulouse, Céline Denjean a fait des études de droit. Elle a ensuite suivi une formation d’éducateur spécialisé et travaillé de nombreuses années dans le domaine social.

Son premier roman est Voulez-vous tuer avec moi ce soir ? publié, en 2015, par les éditions Nouvelles Plumes.
 Elle est également l’auteur de La fille de Kali (2016), Le Cheptel (2018), récompensé par le Prix de L’Embouchure 2018, par le Prix « Mordus de thrillers » 2019 et par le Prix Polar 2018 du meilleur roman francophone au 23e festival Polar à Cognac, et Le cercle des mensonges (2021).

Céline Denjean vit désormais dans les Pyrénées où elle se consacre pleinement à l’écriture.

Entretien avec Céline Denjean

Faire l’interview de Céline Denjean est une expérience à part entière. Si elle n’était pas devenue autrice de polar et de romans noirs, elle aurait probablement pu faire une brillante carrière d’enquêtrice. Voix grave et rugueuse comme ses personnages et questions à tiroirs, il a fallu lui rappeler que c’est elle qui était le sujet de la chronique et qu’elle allait devoir répondre à nos questions.

Pour le Toulouscope, elle s’est mise à table.

Rendez-vous au parloir.

© dans-la-tete-des-people.overblog.com

Racontez-nous l’écriture de votre roman…

CD : J’avais envie de faire un roman d’enquête. J’avais déjà donné des voix avec des personnages assez sombres mais dans mes autres romans, l’enquête n’avait pas plus de place que les autres arcs narratifs. Le Cercle des mensonges est donc mon premier roman d’enquête. Je voulais aborder le thème de l’exploitation humaine sous un angle nouveau. Par la suite, bien plus tard, alors que l’écriture du livre était déjà avancée, j’ai lu un article traitant d’un sujet similaire à l’étranger. Je me suis dit que la fiction, aussi noire soit-elle, n’était finalement pas éloignée de la réalité. Le thème est sordide mais pas du tout hors des clous.

Comment avez-vous choisi le titre ?

CD : Avec mon éditrice. J’ai d’abord pensé au mot « spirale ». Le personnage du savant est pris dans une spirale. Il y met le doigt puis le bras et chaque mauvais choix entraîne un autre mauvais choix. Mais il y avait déjà beaucoup de titres qui l’utilisent. De spirale, l’image du tunnel est venu, un cercle où chaque mensonge va en emmener un autre jusqu’à l’ultime mensonge : Le cercle des mensonges.

Quels sont les retours de vos lecteurs policiers et gendarmes ?

CD : Ils sont positifs, enthousiastes et encourageants. Ils ferment les yeux sur la temporalité de l’enquête dans le roman qui n’est pas celle de la réalité. Dans Le cercle des mensonges, l’enquête dure deux mois là où elle devrait durer deux ans. Le rythme de l’intrigue exige de resserrer le temps pour garder l’attention des lecteurs et éviter qu’elle ne se dilue.

Comment écrivez-vous ?

CD : Sous café +++. Je débute l’écriture très très tôt le matin, parfois même avant le lever du jour et j’arrête à 14h au plus tard, totalement rincée. Je n’ai pas de story-board précis. Je sais d’où je pars, grosso modo par où je souhaite passer, et à peu près la fin, mais je ne sais pas exactement quand et comment les différents axes du récit vont s’articuler : quel personnage va mourir en premier, par exemple, ou quels rebondissements vont avoir lieu. Du coup, j’effectue un travail constant d’allers-retours pour créer un ensemble cohérent, qui se tient bien de bout en bout.

© livressedunoir.be

Pas d’architecture prédéfinie de l’intrigue alors que vos romans sont « des pavés » ?!

CD : Effectivement, pas d’architecture rigoureuse. Juste une vue d’ensemble ! Quant au volume de pages, il n’est pas volontaire. Je ne sais pas écrire autrement. C’est tout simplement la complexité de mes intrigues qui nécessite plusieurs centaines de pages : plusieurs voix, beaucoup d’arcs narratifs. Il faut du temps de narration pour dérouler l’intrigue et l’ensemble des personnages.

Comment vous-êtes-vous documentée pour votre intrigue ?

CD : J’ai une formation en droit qui m’aide beaucoup. De manière générale, il faut faire gaffe avec la télévision et ses feuilletons policiers américains. Les enquêtes, les procédures n’ont rien à voir avec celles en France. Internet, Wikipedia sont des outils formidables, mais il y a toujours aussi des échanges avec des collègues auteurs, policiers et gendarmes.

Les lecteurs risquent d’être surpris en reconnaissant Bruno Lamarque de la Librairie de la Renaissance en personnage très sombre. Il a pourtant l’air sympathique en vrai…

CD : (Elle rit) C’est vrai. Je savais qu’il ne m’en tiendrait pas rigueur. C’est un hommage, une manière de le remercier pour avoir ardemment bataillé pour que je sois lue chez les Editeurs de Poche. Grace à lui, Le cheptel a été lu puis édité chez Pocket, et tous mes autres bouquins ont suivi.

Un prochain roman à venir ?

CD : Tout à fait, je travaille dessus depuis 2020. Je n’ai pas encore le titre définitif. Je suis partie de réalités liées à l’exploitation des femmes enceintes au Nigeria, et je les ai articulées avec certains progrès de la science. A partir de là, j’ai élaboré un scénario et commencé à tisser les fils narratifs d’une intrigue campée en France. Il devrait sortir en 2022.

 

Envie de prolonger l’interview ? Flashez ce code pour accéder à l’interview vidéo de Céline Denjean par les Editions Marabout

 

 

Ô Toulouse

« J’y ai vécu très longtemps. D’ailleurs Toulouse est aussi le décor de Le cercle des mensonges. Je campe des décors qui me sont familiers, dans lesquels j’ai une certaine charge émotionnelle quand je m’y immerge… On ne parle jamais mieux que de ce qu’on connaît. »

 

Toulouse c’est : une ville magnifique où il fait bon vivre
Un mot : la brique
Une émotion : l’appel inespéré d’un éditeur pour ma première publication
Un souvenir : LA FÊTE ! Soirées étudiantes, apéros en terrasses, festivals, sorties entre amis…
Un lieu :  la place Dupuy ou j’ai vécu longtemps
Un restaurant : le Pyrénéen
Un coup de cœur : la cathédrale Saint Étienne
Une phrase : En souvenir de mes années étudiantes à Toulouse, me vient cette chanson d’Aznavour qui sonne tellement vraie :

« La bohème, la bohème, 
Ça voulait dire, on a vingt ans,
La bohème, la bohème, 
Et nous vivions de l’air du temps »

 

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Dédicaces à venir

De nombreux salons sont progressivement annulés pour raison sanitaire… la liste qui suit est donc soumise à un point d’interrogation :

* 22 mai, après-midi : médiathèque de Beauzelle
* 28 mai soirée : Nuit de la lecture à Venerques, médiathèque de Venerques
* 29 mai : 1er salon du livre de Castelmaurou : Castel en livre
* 12 et 13 juin : Salon d’Encausses « Thermes Noirs »
* 15 septembre : Soirée médiathèque de Cornebarrieu
* 17, 18, 19 septembre : Salon « Lisle Noir » à Lisle sur Tarn
* 14 novembre : salon de Castelsarrasin

 

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Chronique et propos recueillis par Eva Kopp